République tchèque

Le parlement accorde la confiance au nouveau gouvernement

ATS

13.1.2022 - 22:35

Le nouveau gouvernement de centre-droit tchèque, formé après les élections générales d'octobre dernier, a remporté jeudi le vote de confiance au parlement. Celui-ci a achevé le transfert du pouvoir à la nouvelle équipe dirigée par Petr Fiala, un homme de droite.

Image d'illustration 
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KEYSTONE/EPA/Veronika Rose

ATS

13.1.2022 - 22:35

Le gouvernement dirigé par Petr Fiala, ancien professeur de sciences politiques âgé de 57 ans, dispose d'une majorité de 108 voix au parlement qui compte 200 sièges.

Le gouvernement, dont les membres sont issus de cinq partis, a reçu le soutien de 106 députés sur les 193 qui étaient présents tandis que 87 ont voté contre, à l'issue d'une séance marathon de 22 heures qui a commencé mercredi matin. La séance devait reprendre jeudi soir.

Année difficile

M. Fiala a souligné devant les députés que le gouvernement devait affronter la propagation du Covid-19, la hausse des prix de l'énergie et celle de l'inflation qui a atteint 6,6 % en décembre, le taux le plus haut depuis septembre 2008.

«Nos citoyens font indubitablement face à l'année la plus difficile depuis que notre pays a accédé à l'indépendance (en 1993), mais nous sommes prêts à affronter la situation et à bien la gérer», a-t-il assuré.

Il a affirmé qu'il avait pour ambition de faire de la République tchèque, 10,7 million d'habitants, «l'un des pays les plus avancés du monde».

Priorités

Parmi ses priorités, il a cité les réformes de l'éducation et des retraites, un appel d'offres pour la construction d'une nouvelle unité à la centrale nucléaire de Dukovany, la construction de nouvelles autoroutes, des réductions d'impôts et le numérique.

M. Fiala qui préside le parti Démocrates civiques (ODS) de droite, membre de l'alliance Ensemble comprenant également les démocrates-chrétiens et le parti de centre droit TOP 09, a remporté les élections législatives d'octobre.

Ensemble a battu de justesse le mouvement populiste ANO de Andrej Babis, et s'est ensuite associé avec deux autres partis centristes – le Parti Pirate, anti-élites, et les Maires et Indépendants.

ATS