Discours remarqué Le torchon brûle entre le premier ministre canadien et Trump !

ATS

23.1.2026 - 07:01

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi retirer son invitation adressée au premier ministre canadien, Mark Carney, pour rejoindre son «Conseil de paix». Plusieurs pays, dont la France, l'Espagne et le Royaume-Uni, ont déjà fait part de leur refus d'y participer.

Keystone-SDA

«Veuillez considérer la présente lettre comme une notification du retrait par le Conseil de paix de son invitation à participer à ce qui sera le conseil de dirigeants le plus prestigieux jamais réuni», a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social.

Après avoir bousculé l'ordre mondial et s'être retiré de plusieurs instances de l'ONU, Donald Trump s'essaie à la création d'une institution internationale avec son «Conseil de paix» autoproclamé, qui laisse certains experts sceptiques.

La France et le Royaume-Uni ont refusé d'y participer, tandis que l'Union européenne a exprimé de «sérieux doutes» sur cette organisation, qui accorde une large place aux partenaires historiques des Etats-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux pays désireux d'attirer l'attention du président américain.

«Déclin démocratique»

Lors d'un discours particulièrement remarqué au Forum économique mondial (WEF) à Davos (GR), M. Carney avait pointé mardi la fracture de l'ordre mondial et avait appelé les «puissances moyennes» à s'unir pour faire face aux forces «hégémoniques». Ce à quoi Donald Trump lui avait répondu que le Canada existait «grâce aux Etats-Unis».

Le Canada «n'existe pas grâce aux Etats-Unis», a rétorqué jeudi le premier ministre canadien. «Le Canada prospère parce que nous sommes canadiens. Nous sommes maîtres chez nous. C'est notre pays. C'est notre avenir», a-t-il dit à Québec, expliquant vouloir faire de son pays un «phare» en cette période de «déclin démocratique».

«Nous pouvons montrer qu'une autre voie est possible, que la trajectoire de l'histoire n'est pas destinée à se courber vers l'autoritarisme et l'exclusion, mais qu'il peut encore se courber vers le progrès», a ajouté le premier ministre canadien.