Les Suisses veulent davantage d'espaces sauvages

noci1, ats

21.10.2021 - 13:28

Les professionnels, mais aussi le grand public souhaitent un plus grand nombre d'espaces sauvages, et une meilleure protection de ceux-ci. C'est ce que révèle une enquête menée par Pro Natura. Les premiers résultats ont été publiés jeudi, à l'aune du World Wilderness Day du 23 octobre.

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21.10.2021 - 13:28

Des bouquetins,ce mardi 1er septembre 2009 aux Rochers de la Combe, sur la commune de Chateau d'Oex lors de l'ouverture officielle de la chasse. (KEYSTONE/Dominic Favre)
Le sondage a été mené par Pro Natura auprès de 1200 particuliers et 1100 professionnels. Tous accordent une grande importance à la diversité des espèces et au «caractère originel» des espaces sauvages. (image d'illustration)
KEYSTONE

Des animaux sauvages ou encore des arbres tombés. Dans l'imaginaire commun helvétique, les paysages sauvages évoquent de vastes zones naturelles ayant depuis toujours échappé à la main humaine.

Un sondage mené par Pro Natura auprès de 1200 particuliers et 1100 professionnels – dans le cadre d'une nouvelle campagne – a mis en lumière la très grande valeur accordée à la diversité des espèces et au «caractère originel» des espaces sauvages.

Or, «ces paysages originels intacts n'existent pratiquement plus en Suisse et en Europe centrale», déplore Jan Gürke, responsable de la campagne, cité dans un communiqué. «En Suisse, nous avons détruit 90% des tourbières au cours des deux derniers siècles», ajoute-t-il.

Renaturations mieux acceptées

En comparant les résultats de cette enquête avec une étude similaire menée il y a près de vingt ans, Pro Natura constate toutefois que la population tolère mieux les renaturations menées par des organisations de protection de la nature. La majeure partie des personnes interrogées considèrent en effet les espaces sauvages sous un angle positif, et non pas comme une menace.

Dans cette optique, une demande de régions naturelles plus nombreuses et mieux protégées émerge parmi les sondés, professionnels ou non. Nonante-cinq pour cent estiment qu'il est important que ces espaces soient peuplés d’un grand nombre d’espèces d’animaux et de plantes et 90% souhaitent que la nature y soit présente sous sa forme originelle.

Cet intérêt prend de l'importance parmi le grand public quand il est évalué à la lumière de l'expérience personnelle. Les apports des lieux sauvages pour la recherche et pour la science (notamment pour la faune et la flore) restent toutefois mal connus. Pour toutes les catégories de professionnels, les activités de loisirs n'ont d'ailleurs pas leur place dans les espaces sauvages.

«La biodiversité qu’on trouve dans les espaces sauvages est vitale aussi pour la survie de l’espèce humaine, c’est pourquoi nous devons impérativement la préserver», rappelle Jan Gürke.

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