Les troupes érythréennes «ont commencé à évacuer»

ATS

4.4.2021 - 00:10

Les troupes érythréennes combattant dans la région du Tigré «ont commencé à évacuer», a assuré samedi l'Ethiopie. Cette annonce survient un jour après que les pays du G7 ont appelé à leur retrait rapide.

FILE - In this Monday, Nov. 30, 2020 file photo, Ethiopia's Prime Minister Abiy Ahmed responds to questions from members of parliament at the prime minister's office in the capital Addis Ababa, Ethiopia. The U.S. said Friday, Feb. 19, 2021 it has decided to
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé la semaine dernière que les forces érythréennes quitteraient le Tigré.
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ATS

4.4.2021 - 00:10

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé la semaine dernière que les forces érythréennes quitteraient le Tigré, trois jours après avoir finalement reconnu leur présence et face à des informations faisant état de massacres et de violences sexuelles généralisées.

Mais les habitants de certaines villes du Tigré ont continué à signaler la présence de soldats érythréens ces derniers jours. Le G7 a estimé vendredi que leur départ devait être «rapide, inconditionnel et vérifiable».

Dans un communiqué publié sur internet samedi soir, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a déclaré que le processus avait commencé.

«Garder la frontière nationale»

«Comme annoncé la semaine dernière, les troupes érythréennes qui avaient franchi la frontière lorsqu'elles ont été provoquées par le TPLF ont maintenant commencé à évacuer», précise le texte, ajoutant que l'armée éthiopienne est désormais «chargée de garder la frontière nationale».

Le TPLF est le Front populaire de libération du Tigré, ancien parti au pouvoir au Tigré qui a dominé la politique nationale en Éthiopie pendant près de trois décennies avant l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018.

Il a envoyé des troupes au Tigré en novembre, une décision qui, selon lui, a fait suite à des attaques du TPLF contre des camps de l'armée fédérale.

Accusations

Addis Abeba et Asmara ont longtemps nié que les Érythréens étaient actifs dans le Tigré, malgré les témoignages de résidents, de groupes de défense des droits humains, de diplomates et même de certains responsables civils et militaires éthiopiens.

Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé les troupes érythréennes d'avoir notamment tué des centaines de personnes dans la ville tigréenne d'Axum en novembre.

ATS