L'Ouganda suspend les activités de 54 ONG

ATS

20.8.2021 - 12:03

L'Ouganda a ordonné vendredi la suspension avec «effet immédiat» de 54 ONG exerçant dans le domaine politique, religieux ou environnemental, dont la principale organisation de défense des droits civiques Chapter Four, pour «non conformité» avec la législation.

ATS

20.8.2021 - 12:03

FILE - In this Thursday, Feb. 12, 2015 file photo, Anna Acheng, a 45-year-old who was abducted by the Lord's Resistance Army (LRA) and whose left ear was partly sliced off by them, stands near her home in the Barlonyo displaced persons camp in northern Uganda. The International Criminal Court on Thursday, Feb. 4, 2021 convicted Dominic Ongwen, who was abducted by the shadowy Lord's Resistance Army militia as a 9-year-old boy and transformed into a child soldier and later promoted to a senior leadership rank, of dozens of war crimes and crimes against humanity ranging from multiple murders to forced marriages. (AP Photo/Rebecca Vassie, File)
Selon le Bureau des ONG, les 54 associations concernées opéraient sans être enregistrées, avec des permis de travail expirés ou n'avaient pas communiqué leurs rapports et comptes annuels. (image d'illustration)
KEYSTONE

Selon le Bureau des ONG, qui dépend du ministère des Affaires internes, ces associations opéraient sans être enregistrées, avec des permis de travail expirés ou n'avaient pas communiqué leurs rapports et comptes annuels.

Dans un communiqué, le responsable du Bureau des ONG, Stephen Okello, appelle les «parties prenantes» à «aider à l'application de ces décisions en veillant à ce que ces organisations concernées cessent leurs opérations avec effet immédiat».

Parmi ces 54 ONG, l'association Chapter Four et 14 autres organisations se voient «suspendues indéfiniment».

Contacté par l'AFP, le directeur exécutif de Chapter Four, Nicholas Opiyo, a confirmé avoir reçu cette notification, jugeant la situation grave.

Nicholas Opiyo avait été arrêté en décembre 2020, un mois avant une élection présidentielle controversée, par les autorités qui l'accusaient de blanchiment d'argent, et placé en détention dans une prison de haute sécurité avant d'être libéré sous caution une semaine plus tard.

Plusieurs pays, dont l'UE et les États-Unis, avaient protesté contre cette arrestation.

ATS