Maladies non transmissibles parmi les premiers facteurs de décès

sn, ats

9.12.2020 - 12:30

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) dirigée par Tedros Adhanom Ghebreyesus alerte sur les décès liés aux maladies non transmissibles qui ont augmenté dans les différents pays (archives).
ATS

Sept maladies non transmissibles se trouvent parmi les dix premiers facteurs de décès dans le monde en 2019. Il y a une vingtaine d'années, elles étaient trois de moins, a dit mercredi l'OMS à Genève. Mais la pandémie devrait entrer l'année prochaine dans la liste.

Les données montrent le besoin d'étendre l'attention mondiale sur la prévention et les soins contre les maladies cardiovasculaires, les cancers ou encore les maladies respiratoires chroniques, relève celle-ci. «Nous devons rapidement augmenter» celle-ci, affirme le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanim Ghebreyesus.

Il faut «améliorer les soins primaires de manière équitable», dit-il. Ceux-ci permettent à la fois de lutter contre les maladies non transmissibles et contre la pandémie, ajoute-t-il. Seuls quelques pays sont en ligne avec les objectifs de réduire les décès prématurés en raison de ces maladies non transmissibles.

Parmi les facteurs de décès, les problèmes cardiovasculaires restent les plus importants. Ils tuent davantage qu'auparavant, près de neuf millions de personnes l'année dernière et 16% du total. Le Pacifique occidental est très affecté par cette situation alors que le nombre a reculé de 15% en Europe.

Autre facteur, la démence a fait son entrée dans les premiers. Elle est même troisième sur le continent américain et en Europe, affectant les femmes de manière disproportionnée avec deux tiers des décès.

Décès de pneumonies en baisse

Si le nombre de victimes de maladies transmissibles a diminué, il reste un défi important dans les pays pauvres ou à revenus intermédiaires où six de ces pathologies figurent parmi les plus mortelles. Avant la pandémie, les pneumonies et autres infections respiratoires constituaient l'année dernière le quatrième facteur de décès en recul de près d'un million en près de 20 ans.

Pour cette année, l'OMS ne peut pas encore «estimer» exactement où les décès liés au coronavirus se trouveront dans la liste, a dit à la presse un responsable de l'organisation, Bochen Cao. Au total, en considérant les données de l'année dernière, ils pourraient arriver environ à la sixième place s'ils atteignent 1,6 million de décès dans quelques semaines. Mais il faut aussi évaluer comment les attribuer, étant donné que de nombreuses victimes faisaient face à des facteurs de comorbidité. Davantage d'indications seront obtenues l'année prochaine.

Plus largement, la population vit plus longtemps, six ans de plus en près de 20 ans. Les handicaps sont en augmentation. En raison de maladies non transmissibles surtout, le nombre collectif d'années saines perdues atteint environ 100 millions.

Sur le continent américain, la drogue est responsable de près de trois fois davantage de décès sur la période. Cette région est la seule où ce problème constitue l'un des dix premiers facteurs de décès prématurés et de handicap, dit aussi l'organisation.

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