Malgré les polémiques Marion Maréchal : «En ce qui concerne Donald Trump, je n'ai pas changé»

Gregoire Galley

26.1.2026

Marion Maréchal, eurodéputée d'extrême droite et nièce de Marine Le Pen, la cheffe de file de ce courant en France, a qualifié lundi «d'accidents malheureux» les évènements ayant conduit au décès de deux personnes tuées par la police fédérale américaine à Minneapolis.

Agence France-Presse

«En ce qui concerne Donald Trump, je n'ai pas changé. Je considère qu'aujourd'hui j'ai un certain nombre de combats communs avec lui. Ça me paraît évident dans la lutte contre l'immigration, l'insécurité sur le narcotrafic, sur le +wokisme+, entre autres choses, et je n'ai pas changé de ce point de vue», a déclaré Marion Maréchal sur la radio publique France Inter.

Le président américain «fait quelque chose de très intéressant sur le plan politique, puisqu'il est en train d'expliquer que la volonté politique peut reprendre le pas sur la techno-bureaucratie, sur le gouvernement des juges», a-t-elle expliqué.

Interrogée sur les deux personnes tuées en trois semaines à Minneapolis par la police américaine en charge de l'immigration, elle a décrit ces événements comme «des accidents malheureux» dus à «des militants d'extrême gauche qui s'interposent dans l'action policière». «Je ne suis pas là pour faire la police de la police américaine», a-t-elle affirmé.

«Si tu te sens Le Pen»

La nièce de Marine Le Pen et petite-fille de Jean-Marie Le Pen, fondateur du parti d'extrême droite Front National (FN), ancêtre de l'actuel Rassemblement National (RN), était invitée pour la publication de son autobiographie «Si tu te sens Le Pen» (Fayard).

Elle a défendu son grand-père qui, «dans les années 80, a été le premier, si ce n'est le seul, à parler d'un certain nombre de sujets qui aujourd'hui font consensus sur l'immigration, sur l'islamisation, sur la mondialisation sauvage, sur la désindustrialisation, sur la perte de souveraineté, etc».

L'eurodéputée, élue sous l'étiquette Reconquête (extrême droite) avant de quitter le parti du souverainiste Eric Zemmour pour se rapprocher à nouveau du RN, affirme que «ce n'est pas un livre de candidature» à l'élection présidentielle de 2027 et «espère que Marine Le Pen (actuellement jugée en appel à Paris pour détournement de fonds public et qui risque une peine d'inéligibilité, ndlr) pourra être candidate». «Quoiqu'il arrive de toute façon, nous ferons évidemment tous la campagne ensemble», a-t-elle assuré.