La candidate d'extrême droite à la mairie de Paris Sarah Knafo a mis l'ambiance lundi au Palais des sports malgré deux interruptions du meeting par des opposants, ironisant sur le programme de ses adversaires et réaffirmant son ambition d'une «union des droites».
Dans une mise en scène presque théâtrale, diffusée en direct sur YouTube et ponctuée d'animés, de musiques variées et même d'un jeu vidéo simulant un périphérique à 80 km/heure, l'eurodéputée a discouru devant près de 3.000 personnes pendant une heure et demie, en présence du patron de Reconquête! Eric Zemmour.
«Le choix qui vous attend (...) ce dimanche est un choix entre ceux qui vous racontent des histoires, et celle qui vous rend des comptes», a lancé Sarah Knafo, assurant avoir mené une campagne «respectueuse» face à des adversaires «agressifs».
Positionnée sur scène entre un banc Davioud et ses têtes de liste d'arrondissement, la candidate zemmouriste s'est présentée en défenseure d'un «Paris éternel» et d'un «Paris de demain», convoquant à la fois Edith Piaf, Yves Montand et même Victor Hugo.
Créditée de 13,5% dans un sondage Elabe publié samedi, son plus haut score depuis son entrée en campagne, elle a tenu à «remercier» ses adversaires pour avoir «fait parler» d'elle, même «maladroitement».
La candidate de 32 ans a longuement étrillé l'ensemble de ses adversaires, à commencer par Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons/Renaissance, «élu au Conseil de Paris depuis 18 ans quand [elle] passait le brevet des collèges».
«L’heure est venue»
L'eurodéputée a également multiplié les attaques contre la candidate Insoumise Sophia Chikirou qualifiant de «vide intersidéral» son projet sur les finances.
Sur la sécurité, elle a fustigé le programme d'Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche hors LFI, et ses «policiers désarmés qui attendent un référendum pour se défendre».
Elle ne s'est pas privée non plus de critiquer la candidate de la droite Rachida Dati, à qui elle ne cesse pourtant de tendre la main en vue d'une alliance de second tour. Elle a finalement conclu en renouvelant son appel à «l'union des droites» dont le programme «commence à Paris».
«A ceux qui, par le passé, ont voté RPR, UMP, LR, RN, UDF, de Villiers, Chirac, Sarkozy (...) je leur dis à tous: l’heure est venue», a-t-elle déclaré. «Gardez vos opinions, conservez vos partis, mais faites gagner Paris», a-t-elle ajouté, se présentant à nouveau comme «la seule à proposer l’union».
Le meeting a brièvement été interrompu deux fois, d'abord par le collectif pro-israélien «Nous vivrons» aux cris de «Knafo mytho, ni fachos ni fachos», puis par des militants antifascistes qui ont déployé des pancartes «fascistes, néonazis».