Banlieue de Strasbourg Menacé, traité de «collabo», un maire porte plainte

ATS

5.7.2024 - 11:27

Le maire LR d'une commune de la banlieue de Strasbourg a déposé plainte après avoir été agressé verbalement et notamment traité de «collabo» par des personnes «en train de coller sur du mobilier urbain» jeudi soir. C'est ce qu'a annoncé son cabinet vendredi.

L'élu, Thibaud Philipps, qui sortait d'une réunion vers 23h45 jeudi, a d'abord vu de nombreux collages réalisés dans sa commune d'Illkirch-Graffenstaden, avant de rencontrer cinq personnes «vêtues de sombre» qui étaient «en train de coller sur du mobilier urbain». (image d'illustration)
L'élu, Thibaud Philipps, qui sortait d'une réunion vers 23h45 jeudi, a d'abord vu de nombreux collages réalisés dans sa commune d'Illkirch-Graffenstaden, avant de rencontrer cinq personnes «vêtues de sombre» qui étaient «en train de coller sur du mobilier urbain». (image d'illustration)
IMAGO/Panthermedia

5.7.2024 - 11:27

L'élu, Thibaud Philipps, qui sortait d'une réunion vers 23h45 jeudi, a d'abord vu de nombreux collages réalisés dans sa commune d'Illkirch-Graffenstaden, avant de rencontrer cinq personnes «vêtues de sombre» qui étaient «en train de coller sur du mobilier urbain», explique son cabinet dans un communiqué.

L'édile «a pris contact avec les individus en les invitant à cesser leur activité illégale», poursuit le communiqué. Après avoir indiqué sa fonction de maire, «les individus s'en sont pris à lui verbalement de façon violente et menaçante». «Ils lui ont notamment signifié qu'il devait se préparer parce qu'il faisait partie 'des collabos' et qu'ils allaient revenir pour 'le tondre'».

L'édile a déposé plainte pour outrage en réunion et dégradations. «C'est la fonction qu'il représente qui a été attaquée et le bien public qui a été dégradé», selon le communiqué. Deux personnes ont été interpellées grâce à l'intervention de la police nationale, selon la commune de 27'000 habitants.

Vendredi matin, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que «51 candidats ou militants ont été agressés» physiquement durant la campagne des élections législatives, qui s'achève à 23h59. M. Darmanin a encore précisé sur BFMTV qu'il était «un peu tôt pour faire un profil-type» des agresseurs, tout en évoquant la présence de «gens spontanément énervés», ainsi que de «militants politiques d'ultra-gauche ou d'ultra-droite».

ATS