Mise en échec d'une attaque de drones armés contre la coalition

ATS

3.1.2022 - 11:01

Les militaires américains en Irak ont abattu lundi deux drones piégés. Ceux-ci ont été lancés contre une base à l'aéroport de Bagdad où sont stationnées des troupes de la coalition internationale antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis, a indiqué à l'AFP un responsable de cette coalition.

An Iraqi airways plane sits on the tarmac at Baghdad International Airport in Baghdad Dec. 28, 2005. The airport is probably one of the most heavily defended complexes in the country, so secure that the U.S. military has made it its headquarters. (KEYSTONE/AP Photo/Khalid Mohammed)
«Deux drones armés ont ciblé l'aéroport de Bagdad ce matin aux environs de 04h30» où une base militaire abrite «un très petit nombre de troupes de la coalition, qui n'ont pas un rôle de combat», a précisé un responsable sous couvert d'anonymat. (archives)
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3.1.2022 - 11:01

L'attaque, qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, intervient le jour même du deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien, tués dans une attaque au drone des Etats-Unis sur la route de l'aéroport international de Bagdad.

«Deux drones armés ont ciblé l'aéroport de Bagdad ce matin aux environs de 04h30» où une base militaire abrite «un très petit nombre de troupes de la coalition, qui n'ont pas un rôle de combat», a précisé le responsable sous couvert d'anonymat.

Interception

«Les batteries de défense C-RAM (...) les ont interceptés et ils ont été abattus sans problème», a-t-il ajouté. Des photos obtenues par l'AFP auprès de cette même source montrent ce qui reste d'un des projectiles. «Opérations de vengeance des commandants», peut-on lire sur un morceau de métal noir.

«Les Irakiens ont ouvert une enquête», a précisé le responsable. «Il n'y a pas de dégâts, mais c'est un aéroport civil, c'est très dangereux de lancer ce type d'attaque».

Le 3 janvier 2020, sur ordre du président américain de l'époque Donald Trump, un tir de drone armé a pulvérisé le véhicule où se trouvait Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient. Avec lui, il y avait Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro 2 du Hachd al-Chaabi, coalition de factions armées pro-iraniennes désormais intégrée aux forces régulières irakiennes.

Troupes américaines visées

Des dizaines de tirs de roquettes ou des attaques aux drones piégés ont visé ces derniers mois les troupes et intérêts américains en Irak. Jamais revendiquées, ces attaques sont systématiquement imputées par les Etats-Unis aux factions irakiennes pro-Iran.

Toutefois, ces dernières semaines ces attaques avaient fortement diminué. Les factions pro-Iran n'ont de cesse de réclamer le retrait total des troupes américaines stationnées en Irak dans le cadre d'une coalition internationale antidjihadistes.

Cet appel a été réitéré une nouvelle fois samedi par les dirigeants du Hachd al-Chaabi, devant les milliers de manifestants rassemblés au coeur de Bagdad pour marquer le deuxième anniversaire de l'assassinat de Qassem Soleimani.

Fin de la mission

Le 9 décembre, l'Irak avait annoncé la «fin de la mission de combat» de la coalition, qui conserve à ce jour ses effectifs sur le sol irakien pour poursuivre un rôle de formation et de conseil.

Dans les faits, quelque 2500 militaires américains et le millier de soldats de pays membres de la coalition sont aujourd'hui stationnés sur trois bases tenues par les forces irakiennes.

Ces troupes étrangères jouaient déjà un rôle de conseillers et de formateurs depuis plus d'un an, après avoir aidé les forces irakiennes à vaincre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

ATS