France En meeting à Lyon, Mélenchon défend la Jeune Garde

ATS

26.2.2026 - 22:51

En meeting à Lyon jeudi soir, alors que La France insoumise est en pleine tourmente après le meurtre de Quentin Deranque, Jean-Luc Mélenchon a renouvelé son soutien au mouvement anti-fasciste de la Jeune Garde. Il a également de nouveau ciblé la presse.

Le meeting a été rythmé par des chants «Siamo tutti antifascisti» lancés par les militants.
Le meeting a été rythmé par des chants «Siamo tutti antifascisti» lancés par les militants.
AFP

Keystone-SDA

«La demande de dissolution de la Jeune Garde ne repose sur rien (...) ce n'est pas une organisation criminelle», a assuré le fondateur de LFI, venu dans la capitale des Gaules pour soutenir la députée du Rhône et candidate aux municipales, Anaïs Belouassa-Cherifi.

Le mouvement de gauche radicale, accusé par ses rivaux d'encourager un climat de violence, réfute toute responsabilité indirecte dans la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque, que M. Mélenchon a qualifié de «fasciste». Et ce même si un collaborateur du député LFI Raphaël Arnault, cofondateur du mouvement La Jeune Garde, est mis en examen pour complicité d'homicide.

«Leur formation ne prévoit pas qu'on tue», a plaidé le triple candidat à la présidentielle, devant 2000 militants, selon les organisateurs. «Quand une bagarre commence, on ne sait jamais comment elle va finir. C'est pour ça que je dis 'pas de bagarre'», a-t-il encore avancé.

Le meeting a notamment été rythmé par des chants «Siamo tutti antifascisti» lancés par les militants. Ce slogan italien apparu dans les années 1920 en opposition à Mussolini est un classique des meetings insoumis, mais était repris avec encore plus de vigueur à Lyon.

«Vieille presse indignée»

Jean-Luc Mélenchon a également profité de l'occasion pour charger de nouveaux les médias, avec qui les relations des Insoumis se sont envenimées depuis la mort de Quentin Deranque.

Ciblant «les croûtons» et «la vieille presse indignée», le triple candidat à la présidentielle est revenu sur la conférence de presse réservée aux «nouveaux médias numériques», souvent marqués à gauche, qu'il a tenue en début de semaine. De nombreux médias nationaux, dont l'AFP TV, Libération et LCI, n'avaient pas obtenu d'accréditation.

«Nous ne renoncerons pas» à trier les médias, a assumé Jean-Luc Mélenchon, en qualifiant ces derniers de «menteurs». Le septuagénaire s'en est notamment pris à BFMTV, qui diffusait le meeting lyonnais contre sa volonté.

Il a appelé les spectateurs de la chaîne d'information en continu à plutôt suivre son allocution sur sa propre chaîne YouTube.