Profonde incursion Netanyahu ordonne d'«étendre la zone de sécurité» au Liban

ATS

29.3.2026 - 23:13

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné dimanche à l'armée israélienne «d'étendre la zone de sécurité» au Liban, où elle mène des frappes massives. Le conflit dans cette région a fait plus de 1200 morts depuis début mars.

«Au Liban, j'ai ordonné à l'instant d'étendre davantage la zone de sécurité existante afin de neutraliser définitivement la menace d'invasion et d'éloigner de la frontière les tirs de missiles antichars», a déclaré M. Netanyahu. 
«Au Liban, j'ai ordonné à l'instant d'étendre davantage la zone de sécurité existante afin de neutraliser définitivement la menace d'invasion et d'éloigner de la frontière les tirs de missiles antichars», a déclaré M. Netanyahu. 
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Le Liban a été entraîné dans la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran par une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël le 2 mars en représailles de la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans une frappe à Téhéran.

Ce mouvement a de son côté revendiqué dimanche dans des communiqués avoir lancé des attaques contre des troupes et des positions israéliennes, aussi bien dans des villages libanais à la frontière que sur des localités du nord d'Israël.

«Au Liban, j'ai ordonné à l'instant d'étendre davantage la zone de sécurité existante afin de neutraliser définitivement la menace d'invasion et d'éloigner de la frontière les tirs de missiles antichars», a déclaré M. Netanyahu dans une vidéo. L'armée israélienne mène une profonde incursion terrestre dans le sud du Liban en vue d'élargir une «zone tampon».

Incursion à pied

Après avoir annoncé dimanche la mort d'un cinquième soldat depuis le 2 mars au Liban, elle a affirmé que ses troupes avaient mené «une opération ciblée visant à empêcher les tentatives» du Hezbollah «de s'implanter le long de la frontière libanaise».

Les forces israéliennes ont traversé «à pied, dans la neige épaisse, depuis le mont Hermon syrien» – qu'Israël occupe depuis la chute en décembre 2024 du président Bachar al-Assad – «jusqu'à la région du mont Dov, dans le sud du Liban, afin de surveiller la zone, de recueillir des renseignements et de localiser les infrastructures terroristes ennemies», selon l'armée.

Ces derniers jours, l'armée israélienne a bombardé les ponts qui traversent le Litani, fleuve situé à 30 kilomètres au nord de la frontière. L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a également fait état de plusieurs frappes israéliennes dans le sud du pays dimanche.

«Attaques répétées»

Le ministère de la Santé a donné dimanche un nouveau bilan des frappes israéliennes avec 1238 morts depuis le 2 mars, dont 124 enfants. Rien que samedi et dimanche, 49 personnes ont été tuées, parmi lesquelles 10 secouristes et trois journalistes. Plus de 3500 personnes ont également été blessées.

Le ministère de la Santé a condamné des «attaques répétés de l'ennemi sur le secteur de la santé», ajoutant qu'un entrepôt où étaient stockés des médicaments avait aussi été totalement détruit par des frappes. Au total, 52 secouristes et membres du personnel de santé ont été tués depuis le début de la guerre, selon le ministère.

Les autorités libanaises ont dernièrement durci le ton contre l'Iran: l'accusant d'ingérence, elles ont sommé l'ambassadeur iranien de quitter le territoire d'ici dimanche, une décision contestée par le Hezbollah et son allié, le parti chitte Amal.

Une source diplomatique iranienne a indiqué dimanche à l'AFP que Mohammad Reza Raeuf Sheibani ne se plierait pas à cette décision «conformément à la volonté du président (du Parlement) Nabih Berri et du Hezbollah».