Propos incendiaires en France «Ils veulent nous remplacer»: Orban dénonce des migrants qui «violent nos filles»  

ATS

9.6.2025 - 14:33

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a comparé lundi la politique migratoire européenne à «un échange organisé de populations pour remplacer le socle culturel» du continent, dans un discours devant des militants de partis nationalistes européens réunis en France.

M. Orban s’est exprimé lors d’un meeting dans le Loiret, à l’invitation de Marine Le Pen et Jordan Bardella, en présence de divers partenaires continentaux des mouvements souverainistes. (archives)
M. Orban s’est exprimé lors d’un meeting dans le Loiret, à l’invitation de Marine Le Pen et Jordan Bardella, en présence de divers partenaires continentaux des mouvements souverainistes. (archives)
AFP

Keystone-SDA

Se targuant d'avoir su «repousser les migrants» dans son pays, quitte à encourir des sanctions de Bruxelles, M. Orban – invité par le Rassemblement national – a clamé devant plusieurs milliers de personnes: «Nous ne les laisserons pas détruire nos villes, violer nos filles et nos femmes, tuer des citoyens pacifiques».

L’invitation de Marine Le Pen et Jordan Bardella

M. Orban s’est exprimé lors d’un meeting dans le Loiret, à l’invitation de Marine Le Pen et Jordan Bardella, en présence de divers partenaires continentaux des mouvements souverainistes.

L'événement a été baptisé «La fête de la victoire»: celle remportée ce 9 juin 2024, il y a un an pile, par le Rassemblement national lorsque sa liste est arrivée en tête du scrutin européen avec 31,37% des suffrages, à l'époque le meilleur score de l'histoire du parti lors d'un 1er tour.

«Arrêter d'avoir peur»

Dès midi, quelques milliers de partisans - français pour la plupart - s'étaient massés face à la scène montée dans une vaste cour de ferme, entre food-trucks et stands de bonbons, pour écouter les premières prises de parole des invités venus des quatre coins de l'Europe, à commencer par la grecque Afroditi Latinopoulou, le polonais Krzysztof Bosak, l'estonien Martin Helme, et le belge Tom Van Grieken.

Sont également attendus le vice-président du Conseil des ministres italien Matteo Salvini, le leader du parti espagnol Vox Santiago Abascal, ainsi que le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui s'est déjà fendu dimanche sur les réseaux d'un message évoquant Montargis, théâtre de violences urbaines il y a deux ans et selon lui «un exemple à petite échelle de ce (...) qui se passe lorsque les patriotes perdent le contrôle».

Dans l'assistance, beaucoup sont toutefois venus entendre Mme Le Pen et M. Bardella, comme Antoine Contrant, 21 ans et déjà responsable local du RN près de Dunkerque, curieux de savoir ce que ses dirigeants «vont dire aux alliés» européens avec lesquels «on sera amenés à travailler» car «on veut accéder au pouvoir».