Pécresse convaincue de gagner l’élection présidentielle

ATS

10.1.2022 - 10:53

La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse a estimé lundi que le ralliement à Eric Zemmour de l'ex-numéro 2 de LR Guillaume Peltier était «un non-événement» car «cela fait des mois qu'il nous avait quittés dans sa tête».

Valerie Pecresse, Conservative party Les Republicains candidate for the French presidential election 2022 takes off her mask during a press conference at her campaign headquarters in Paris, France, Saturday, Jan. 8, 2022. The first round of the 2022 French presidential election will be held on April 10, 2022 and the second round on April 24, 2022. (AP Photo/Adrienne Surprenant)
«La vraie droite, c'est moi» et «pas un commentateur qui ne sera pas au deuxième tour», a assuré Valérie Pécresse.
KEYSTONE

ATS

10.1.2022 - 10:53

Le député du Loir-et-Cher «voulait faire un coup de com» après avoir soutenu Xavier Bertrand, puis Eric Ciotti lors de la dernière semaine de la primaire de la droite mais «plus personne n'avait confiance en lui», a-t-elle ajouté sur franceinfo.

«Peltier c'est comme la migration des gnous»

L'ancien numéro 2 de LR, déchu de toute fonction de direction en mai dernier, «était terriblement isolé» et «ceux qui soutiennent Guillaume Peltier ne gagnent pas les élections», a-t-elle lancé.

«Peltier c'est comme la migration des gnous, il revient à son point de départ», a de son côté ironisé sur RMC Eric Ciotti, en allusion au parcours du député du Loir-et-Cher, ancien membre du Front national passé chez Philippe de Villiers au début des années 2000.

«La vraie droite, c'est moi»

«La vraie droite, c'est moi» et «pas un commentateur qui ne sera pas au deuxième tour», a assuré Valérie Pécresse, convaincue de «gagner cette élection présidentielle». Quant à Marine Le Pen, «personne ne pense sérieusement qu'elle peut diriger la France», selon elle.

La présidente du conseil régional d'Ile-de-France a toutefois estimé que «toute personne qui représente un véritable courant de pensée doit pouvoir se présenter» à la présidentielle, «c'est évidemment le cas d'Eric Zemmour».

Mais un élu LR soutenant Eric Zemmour «s'exclut de lui même» du parti, a-t-elle averti.

La «présidence bavarde» d'Emmanuel Macron

Sur le pass vaccinal, elle a assuré que le Sénat allait «modifier» le texte pour «le limiter strictement dans le temps» une fois que la pandémie baissera.

Vilipendant de nouveau «l'exercice solitaire du pouvoir» et la «présidence bavarde» d'Emmanuel Macron qualifié de «pyromane», l'ancienne ministre l'a assuré: sur le régalien «je reprends le flambeau de la droite qui sera dure avec les puissants, les caïds, les voyous».

Immigration : l’exemple de la Grèce 

Alors que «pratiquement un quart des détenus sont étrangers», elle a souhaité «qu'on passe des accords avec les pays d'origine pour qu'ils puissent y exécuter leur peine».

Sur l'immigration elle a prôné une «procédure d'asile aux frontières extérieures de l"Europe», prenant en exemple la Grèce où elle doit se rendre en fin de semaine, et qui fait selon elle un travail «exemplaire» sur le sujet.

Augmenter de 10% les salaires

En matière d'économie, «celle qui se définit au barycentre de la droite» a répété sa volonté de réformer les retraites pour porter l'âge de départ à 65 ans, promis «la plus grande loi de décentralisation depuis Defferre» et avancé que «la compétence des aides économiques devrait aller aux régions».

Répétant son objectif d'augmenter de 10% les salaires «jusqu'à 2,2 Smic», soit «3.000 euros net» dans le privé, elle a estimé que dans le public il fallait «une stratégie métier par métier» qui pourrait inclure de «racheter les RTT», et «revaloriser le salaire des enseignants».

Une femme Premier ministre ?

«Je veux un plan Orsec pour la justice» avec 15’000 recrutements, a-t-elle aussi affirmé, en répétant sa promesse d'une «juridiction spécialisée» sur les violences conjugales.

La candidate a promis également de rétablir les allocations familiales universelles et a plaidé pour «défiscaliser les pensions alimentaires des mères seules».

Elle n'a par ailleurs «pas exclu» d'avoir une femme Premier ministre.

ATS