Mercure Petite avancée après la COP3 sur le mercure

ATS

29.11.2019 - 18:04

Les problèmes liés au mercure sont surtout observés dans un certain nombre de pays (archives).
Les problèmes liés au mercure sont surtout observés dans un certain nombre de pays (archives).
Source: KEYSTONE/AP/RODRIGO ABD

La COP3 de la Convention sur le mercure a montré que son application avance, selon la Suisse. Même si Berne aurait souhaité une progression plus rapide sur certaines questions.

«Les choses commencent à bouger. Les travaux pour l'application de la Convention démarrent», a expliqué vendredi à Keystone-ATS au terme de la COP3 à Genève le chef de la délégation suisse, Felix Wertli, de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Après deux précédentes éditions qui avaient notamment été marquées par des tensions entre la Suisse et les Etats-Unis sur l'établissement du secrétariat à Genève, celle-ci a abordé des questions en lien avec la mise en oeuvre de l'accord.

Un arrangement ratifié par vingt Etats supplémentaires par rapport à il y a un an. Parmi les décisions prises cette semaine, des lignes directrices ont notamment été approuvées pour l'identification et la réponse à apporter sur les sites contaminés.

En 2020, le Comité de vérification de la mise en œuvre de la convention se penchera sur les premiers rapports nationaux rendus par les Etats et identifiera d'éventuelles violations. Pas question toutefois de sanctions, l'accord prévoit un système de soutien à ces pays pour améliorer la situation. «La question reste sensible pour les pays étant donné que les obligations sont contraignantes», explique toutefois M. Wertli.

Autre innovation, les Etats ont aussi avancé sur l'identification et la classification des déchets constitués de mercure. «Un pas important», mais la Suisse aurait aimé des «avancées plus rapides encore». Notamment des seuils chiffrés qui auraient établi une valeur maximale pour tous.

«Les travaux vont continuer pour atteindre cet objectif», selon le responsable de l'OFEV. Les approches de plusieurs Etats sont très différentes sur cette question.

Prochaine COP en Indonésie

Pour la première fois, la COP4 aura lieu en 2021 en dehors de Genève, en Indonésie. Un pays affecté par l'utilisation de mercure dans les mines d'or, problème qui est mentionné dans l'ensemble des discussions. «Cet intérêt montre que les Etats partie s'approprient la convention et la considèrent comme un outil utile pour protéger l'environnement et la santé humaine», insiste aussi M. Wertli.

La Suisse a établi des restrictions importantes et n'utilise encore qu'un petit volume de mercure. Signé en 2013, l'accord de Minamata est entré en vigueur en août 2017. Il porte le nom d'une ville japonaise où un déversement industriel de mercure a provoqué, surtout dans les années 50, des troubles neurologiques chez de nombreuses personnes pendant des décennies.

Dans plus de 70 pays, plusieurs millions de mineurs sont exposés aux effets du mercure. Au début de la COP3, le directeur de l'OFEV Marc Chardonnens avait appelé tous les Etats à ratifier la convention pour réduire l'utilisation du mercure. Mais davantage encore, la volonté de l'appliquer et la surveillance de la convention seront importantes, avait ajouté ce responsable.

Retour à la page d'accueil

ATS