Liban«Plus de 500» installations militaires du Hezbollah démantelées
ATS
5.6.2025 - 19:22
Le Premier ministre du Liban Nawaf Salam a affirmé jeudi que l'armée libanaise avait déjà démantelé «plus de 500 positions militaires et dépôts d'armes» dans le sud du pays après la guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hezbollah.
Un cessez-le-feu a mis fin le 27 novembre à la guerre entre Israël et le Hezbollah.
sda
Keystone-SDA
05.06.2025, 19:22
ATS
Dans un discours télévisé faisant le bilan de son action 100 jours après avoir obtenu la confiance du parlement, le chef du gouvernement a par ailleurs assuré qu'il menait les réformes réclamées par la communauté internationale.
«L'Etat poursuit son action (...) pour rétablir son autorité sur l'ensemble du territoire national (...) et pour avoir le monopole des armes», a déclaré M. Salam, lors d'un discours télévisé retransmis en direct.
«L'armée libanaise poursuit son déploiement et a, jusqu'à présent, démantelé plus de 500 positions militaires et dépôts d'armes au sud du Litani», le fleuve situé à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne, a-t-il ajouté.
Conformément au cessez-le-feu qui a mis fin le 27 novembre à la guerre entre Israël et le Hezbollah, la formation pro-iranienne devait retirer ses forces et démanteler toute infrastructure militaire au sud du Litani.
«Violations israéliennes quotidiennes»
Israël, qui devait de son côté retirer ses troupes du Liban, s'est maintenu dans cinq positions frontalières et mène régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah, très affaibli par la guerre.
«Il est impossible de garantir la sécurité et la stabilité tant que les violations israéliennes quotidiennes persistent, que des parties de notre territoire restent occupées, et que nos prisonniers ne sont pas libérés», a souligné le Premier ministre.
M. Salam, un ancien juge de la Cour internationale de Justice (CIJ) qui a mené sa carrière à l'écart de la classe politique traditionnelle libanaise, a été nommé Premier ministre le 13 janvier, après l'élection du réformateur Joseph Aoun à la présidence.
Outre le Hezbollah, seule formation libanaise à avoir conservé ses armes à la fin de la guerre civile en 1990, le pouvoir libanais a annoncé qu'il avait l'intention de désarmer les camps de réfugiés palestiniens, qui échappent à son contrôle.
«Correction des erreurs passées»
Faisant le bilan de son action, M. Salam a noté que «personne (..) ne peut tout réformer en 100 jours, ni même en 12 mois, soit le temps qui reste à ce gouvernement» avant la tenue d'élections législatives en mai 2026.
«Notre vision économique ne repose pas sur des solutions illusoires, mais sur la correction des erreurs passées et la réforme de notre système financier et bancaire», a-t-il assuré.
Il a rappelé qu'une loi sur la levée du secret bancaire, une réforme clé réclamée par le Fonds monétaire international (FMI), avait été adoptée et que son gouvernement avait approuvé un projet de loi de «réforme du secteur bancaire, pour restructurer les banques et bâtir un système moderne et sain».
La communauté internationale exige ces réformes pour débloquer des milliards de dollars afin d'aider à la relance de l'économie libanaise, plongée depuis 2019 dans une crise inédite, due à la mauvaise gestion et à la corruption de la classe dirigeante.