Pourparlers économiques sur la Libye à Genève face à la crise

sn, ats

14.12.2020 - 11:58

Les représentants des principales institutions financières sont à Genève pour deux jours pour tenter d'avancer vers un accord face à la crise économique qui frappe la Lybie. La réunion est organisée par l'ONU et plusieurs acteurs dont les Etats-Unis et l'UE.

La cheffe provisoire de la Mission de l'ONU en Libye (MANUL) Stephanie Williams et plusieurs pays veulent avancer vers un accord économique durable pour les Libyens (archives).
ATS

Cette rencontre entamée lundi matin a lieu «à un moment crucial pour l'économie libyenne», estime la Mission des Nations Unies en Libye (MANUL). Première inquiétude, la distribution des revenus pétroliers dans un pays divisé par le conflit devra être réglée, ont affirmé récemment la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU Stephanie Williams et les coprésidents du Groupe de travail économique de la communauté internationale sur la Libye.

Les pertes sur les ventes pétrolières atteignent 11 milliards de dollars. La société nationale en charge de cette question a accepté de geler les revenus sous la direction d'acteurs non politiques en attendant un arrangement plus durable.

Autre problème, les réserves étrangères libyennes ont reculé «de manière significative» en raison aussi de dépensées élevées qui ont détourné les investissements dans le développement. La division au sein de la Banque centrale libyenne a également provoqué des difficultés pour les banques.

Ces situations ont abouti à une inflation, des distorsions et une dette qui affectent l'Etat, ajoute la MANUL. Celle-ci appelle à mettre de côté la politique partisane et d'oeuvrer pour l'ensemble des citoyens.

Ce volet économique des pourparlers est organisé alors que les discussions se poursuivent sur l'application du cessez-le-feu et sur le format politique. Les Libyens ont validé des élections dans un an mais les troupes des deux parties au conflit ne se sont pas encore retirées, ni les mercenaires. Les représentants politiques restent eux divisés sur les noms des membres des autorités qui doivent mener le pays jusqu'au scrutin.

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sn, ats