La confiance s’effrite 2026 s’annonce comme une année test pour Trump

Gabriela Beck

26.12.2025

Trump met en scène une Amérique en liesse permanente. Sous le feu d’artifice du patriotisme et de l’autocélébration, le doute couve pourtant. C’est en novembre que se jouera la suite: savoir si le spectacle prend encore, ou si les applaudissements finiront par s’éteindre.

Le président américain Donald Trump lors du repas de Noël dans son club Mar-a-Lago, le mercredi 24 décembre 2025, à Palm Beach, en Floride.
Le président américain Donald Trump lors du repas de Noël dans son club Mar-a-Lago, le mercredi 24 décembre 2025, à Palm Beach, en Floride.
KEYSTONE/Alex Brandon

Rédaction blue News

Pas le temps ? blue News résume pour toi

  • Les succès électoraux des démocrates et le mécontentement croissant concernant les prix et la politique d'expulsion mettent de plus en plus sous pression sur Trump.
  • Les prochaines élections de mi-mandat en novembre sont considérées comme un test d'humeur central, d'autant plus que les républicains ne détiennent qu'une faible majorité au Congrès.
  • Parallèlement, l'âge de Trump, ses éventuels successeurs et même les spéculations sur une troisième tentative malgré l'interdiction de la Constitution occupent davantage le devant de la scène.

Pour Donald Trump, tout s’est déroulé comme prévu en 2025 — du moins à l’en croire. À la Maison Blanche, le président décrit une Amérique florissante : une économie au beau fixe, des citoyens conquis, un gouvernement qui avance. C’est en tout cas le récit qu’il impose. Les élections de mi-mandat au Congrès, l’an prochain, diront si ce tableau résiste à l’épreuve des urnes. À bientôt 80 ans, Trump supporte en tout cas de plus en plus mal la contradiction.

La recette du pouvoir de Trump relève du «shock and awe» — semer la sidération et inspirer la peur — estime William Galston, chercheur à la Brookings Institution et ancien conseiller du président Bill Clinton. Une stratégie qui a largement fonctionné dans un premier temps, depuis le retour de Trump à la Maison Blanche le 20 janvier. «Mais j’ai le sentiment que la terreur et la crainte s’estompent», ajoute-t-il.

Les démocrates gagnent du terrain

Une série de victoires électorales démocrates semble l’attester. Le parti a d’abord créé la surprise à New York, où son nouveau visage à gauche, Zohran Mamdani, s’est imposé lors de l’élection municipale. Il a ensuite remporté les scrutins pour les postes de gouverneur en Virginie et au New Jersey. Une démocrate a même conquis, pour la première fois depuis près de trente ans, la mairie de Miami, en Floride — l’État où se trouve Mar-a-Lago, la résidence de Trump.

Selon les économistes, les démocrates ont tiré profit d’une frustration grandissante face à la flambée des prix et à la politique d’expulsions de Trump, accusée d’avoir détruit des centaines de milliers d’emplois. Le président a répliqué à la mi-décembre par une allocution à la nation, dans laquelle il a vanté ses succès et promis aux Américains un boom économique l’an prochain, « comme le monde n’en a jamais vu ».

Du pain, des jeux et des élections de mi-mandat

Pour séduire les foules, Trump mise sur une version contemporaine du «pain et des jeux». En juin et juillet, les États-Unis accueillent la Coupe du monde de football aux côtés du Mexique et du Canada. Le 4 juillet, le pays célébrera en outre le 250e anniversaire de son indépendance, avec une fête XXL annoncée à Washington.

Une fois l’été festif sous la bannière étoilée refermé, l’attention devrait toutefois rapidement se recentrer sur la politique. Le 3 novembre se tiendront les élections de mi-mandat au Congrès, véritable baromètre à mi-parcours du mandat de Trump, 47e président des États-Unis. Les 435 sièges de la Chambre des représentants et environ un tiers des 100 sièges du Sénat seront remis en jeu. Dans les deux chambres, les républicains ne disposent que de majorités fragiles.

Les dernières déclarations de Trump à ce sujet tranchent par une humilité inhabituelle: «Quand tu gagnes la présidence, tu sembles perdre les élections de mi-mandat», a-t-il affirmé. Une règle qui s’applique, selon lui, «même si tu fais un travail formidable en tant que président».

Fatigue de l'âge devant la caméra

La cheffe de cabinet de Trump, Susie Wiles, a rappelé au président qu’il devait s’investir pleinement pour les élections de mi-mandat. «Je ne lui ai pas encore dit très clairement, mais il fera campagne à nouveau comme en 2024», a confié Wiles dans une interview. Car, selon elle, Trump mobilise nettement plus d’électeurs que le parti républicain lui-même.

L’âge de Trump commence toutefois à se faire sentir. Le 14 juin, le magnat de l’immobilier fêtera ses 80 ans; il était déjà le président américain le plus âgé lors de son retour à la Maison Blanche. Ceux qui évoquent la fatigue liée à l’âge chez Trump ont souvent fait l’expérience de sa colère, comme en témoignent les journalistes du New York Times. Pourtant, lors d’une série d’apparitions à la Maison Blanche, le président a dû lutter contre le sommeil devant les caméras.

C’est aussi pour cette raison que des successeurs potentiels commencent déjà à se positionner. Le vice-président JD Vance n’hésite pas à se présenter comme un candidat de premier plan pour l’élection présidentielle de 2028, et Trump le désigne lui-même comme le successeur «le plus probable» au sein du camp MAGA. Le sénateur Marco Rubio, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, est également considéré comme un concurrent potentiel.

Il est toutefois possible que Trump trouve une astuce juridique pour briguer un troisième mandat. La Constitution américaine l’en interdit, mais il affirme qu’il le ferait «volontiers». Pour le politologue William Galston, ce scénario n’est pas à écarter : «Vu sa tendance à tout remettre en question sur le plan juridique, je ne pense pas que ce soit exclu», déclare-t-il.


Notice sur l’IA: cet article a été traduit de l’allemand à l’aide de l’intelligence artificielle.