Le chef de l'armée suédoise met en gardeLes îles de la Baltique, prochaine cible de Vladimir Poutine?
Dominik Müller / trad.
21.4.2026
En mer Baltique, la crainte de nouvelles tactiques russes ne cesse de grandir. Le chef de l'armée suédoise estime que ce sont surtout les petites îles qui sont dans le viseur. De telles actions pourraient avoir des répercussions politiques considérables.
Met en garde contre les éventuels plans de Poutine en mer Baltique : le chef de l'armée suédoise Michael Claesson.
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Dominik Müller / trad.
21.04.2026, 17:12
21.04.2026, 17:45
Dominik Müller
Pas le temps? blue News résume pour toi
Le chef de l'armée suédoise Michael Claesson envisage la possibilité d'attaques russes sur de petites îles inhabitées de la mer Baltique.
De telles actions limitées pourraient servir de provocation ciblée afin de tester la capacité de réaction de l'OTAN.
En toile de fond, des tensions géopolitiques et des doutes sur la cohésion de l'Alliance, par exemple en raison de l'attitude de Donald Trump.
Selon les experts, une éventuelle attaque russe en mer Baltique pourrait prendre une forme bien différente de ce qu'on imaginait jusqu'ici. Le chef de l'armée suédoise, Michael Claesson, met ainsi en garde contre des frappes ciblées sur de petites îles inhabitées, plutôt que sur des positions stratégiques comme Gotland ou Bornholm.
De tels scénarios sont envisageables à tout moment, a confié Claesson au Times. En Suisse, c'est l'Aargauer Zeitung qui a été le premier journal à relayer les propos du haut gradé.
Selon Claesson, la mer Baltique compterait «environ 400 000 îles». Ce qui prime n'est pas leur valeur militaire, mais leur portée politique: la Russie pourrait délibérément miser sur une provocation minimale et «attendre de voir ce qui se passe politiquement».
L'archipel entre la Suède et la Finlande se caractérise par des milliers de petites îles rocheuses dans la mer Baltique.
Google Maps
Un simple un tigre de papier?
Une telle manœuvre resterait limitée sur le plan militaire, mais pourrait avoir des répercussions considérables. L'occupation d'un simple rocher par une poignée de soldats suffirait, selon Claesson, à mettre l'OTAN à l'épreuve: «Je pense qu'on peut défier l'Alliance en occupant n'importe quoi.»
«Nous devons rester sur nos gardes»
Michael Claesson
Chef des forces armées suédoises
La question centrale est de savoir si l'Alliance réagirait de manière unie, d'autant que les doutes sur l'attitude de Donald Trump envers l'OTAN ne cessent de s'accumuler. Ce dernier avait récemment qualifié l'Alliance de «tigre de papier».
Dissuader la Russie
Claesson évoque comme prétexte possible des tensions autour de pétroliers russes: «La Russie pourrait dire qu'elle a besoin de quelques-uns de ces rochers [...] pour que la flotte fantôme puisse opérer en toute sécurité.» D'autres services de renseignement mettent eux aussi en garde contre une action militaire limitée dans la région.
Pour Claesson, la réponse est claire: l'OTAN doit renforcer sa présence dans le nord de l'Europe pour prévenir de tels coups de sonde. «Nous devons rester sur nos gardes et dissuader la Russie de se lancer dans ce genre d'aventures.»
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