AllemagneLa CDU de Merz s'impose en Rhénanie-Palatinat, mais l'AfD atteint un niveau record
ATS
22.3.2026 - 18:59
Le parti du chancelier allemand Friedrich Merz est arrivé en tête dimanche des élections régionales en Rhénanie-Palatinat, devançant les sociaux-démocrates dans leur fief historique. L’extrême droite semble se diriger vers un score record, selon les premiers sondages.
Malgré une montée de l'extrême droite, le parti du chancelier Friedrich Merz arrive en tête dimanche des élections régionales.
ATS
Keystone-SDA
22.03.2026, 18:59
22.03.2026, 19:01
ATS
Les conservateurs de la CDU décrocheraient quelque 30% des voix, tandis que le parti anti-migrants Alternative pour l'Allemagne (AfD), troisième, engrangerait 20% des suffrages, un record dans une région de l'Ouest, selon des enquêtes d'opinion et de premières estimations des deux chaînes de télévision publique ARD et ZDF publiées peu après 18h00 (17h00 GMT) à la fermeture des bureaux de vote.
Deuxième, le SPD, petit-frère de la coalition avec les conservateurs au pouvoir au niveau fédéral sous l'égide de M. Merz, enregistrerait lui un camouflet, avec quelque 27% des votes dans une région considérée comme un bastion et qu'il dirige depuis plus de trois décennies.
Un tel revers constituerait un nouvelle gifle, après la débâcle début mars au Bade-Wurtemberg, où le SPD a chuté à un niveau historiquement bas (5,5%).
Un peu d'air
Pour le chancelier Merz, la victoire de son parti lui donne un peu d'air avant le calendrier électoral chargé de l'automne, dans l'Est du pays, où l'AfD peut prétendre à la victoire dans deux régions et même à un bon score à Berlin.
Le dirigeant conservateur fait face à une nette érosion de sa popularité et son parti a perdu le scrutin au Bade-Wurtemberg face aux Verts. Et cela alors que les conservateurs ont longtemps cru que la victoire leur était acquise.
Aux commandes de l'Allemagne depuis mai, le chancelier a connu un début de mandat difficile, critiqué pour la lenteur des réformes attendues pour relancer une économie en berne depuis trois ans et mise à mal encore par la guerre en Iran et celle des taxes douanières avec les Etats-Unis.
Faisant jeu égal dans les sondages nationaux avec l'AfD, il est au défi d'enrayer l'essor de la formation pro-russe et anti-migrants.
A cette fin, il a déjà durci la politique migratoire de l'Allemagne, débloqué d'énormes budgets pour développer l'armée et les infrastructures, afin de moderniser l'économie et de pouvoir faire face à la Russie.