Soutiens du Hamas Renvoi du procès d'un élu du Doubs pour apologie du terrorisme

ATS

3.7.2025 - 16:53

Le procès de l'élu municipal du Doubs, Ismaël Boudjekada, est reporté au 23 octobre en raison de l'état de santé de son avocat, a annoncé jeudi le tribunal correctionnel de Paris. L'accusé devait être jugé notamment pour apologie du terrorisme.

L'accusé a l'obligation de ne rien publier sur le réseau social X et l'interdiction d'entrer en contact avec les parties civiles et avec leurs avocats (photo symbolique).
L'accusé a l'obligation de ne rien publier sur le réseau social X et l'interdiction d'entrer en contact avec les parties civiles et avec leurs avocats (photo symbolique).
ATS

Keystone-SDA

Vêtu d'un costume beige, les cheveux partiellement rasés, Ismaël Boudjekada s'est présenté libre à la barre, sous contrôle judiciaire depuis sa libération de prison début juin.

L'élu appartenant à l'opposition de gauche du conseil municipal de Grand-Charmont, près de Montbéliard, avait dans un premier temps été incarcéré après son interpellation début mai à l'aéroport de Mulhouse en provenance d'Arabie Saoudite, «sur le fondement de deux mandats de recherche émis à son encontre dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris qui ont été réunies», avait communiqué le Ministère public.

Ismaël Boudjekada devait comparaître pour de nombreuses infractions retenues contre lui, de novembre 2023 à novembre 2024. D'une part, du «doxing», soit la divulgation d'informations personnelles exposant autrui à un risque, sur son compte sur le réseau social X et au préjudice de trois personnes.

D'autre part, six infractions d'apologie d'un acte de terrorisme en ligne, à travers de nombreux messages diffusés également sur X. En octobre 2024, il avait ainsi écrit sur ce réseau au sujet du chef du Hamas Yahya Sinouar qu'«un héros est mort» et que «ce martyr est l'un des plus chanceux d'entre nous».

Ne rien publier sur le réseau X

Il avait aussi dit dans une vidéo diffusée en août 2024 sur X que la mort de 1218 israéliens, en majorité des civils, dans les attaques du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023, «c'était un petit peu mérité» et que «tout le monde sera bien content quand le Hamas aura terminé le travail».

Selon les termes du contrôle judiciaire auquel le prévenu est soumis, il doit pointer chaque semaine à la gendarmerie, ne pas quitter le territoire national et ne rien publier sur le réseau social X.

Le tribunal a décidé d'ajouter l'interdiction d'entrer en contact avec les parties civiles et avec leurs avocats. Des parties civiles qui ont dénoncé les propos tenus sur d'autres réseaux sociaux comme Instagram et TikTok, depuis l'entrée en vigueur de son contrôle judiciaire.