Revue de presseUn Suisse proche des thèses prorusses bientôt sanctionné par l’UE ?
ATS
14.12.2025 - 08:08
L'armée suisse qui pourrait se retrouver qu'avec 24 avions de combat, mais aussi un ancien agent du renseignement suisse en passe d'être sanctionné par l'UE pour ses propos prorusses et un Français expulsé de Suisse après avoir diffusé des menaces contre le concours Eurovision de la chanson font les titres de la presse dominicale.
Le colonel Jacques Baud, ancien membre du service de renseignement stratégique, lors d'une réunion en 2011.
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Keystone-SDA
14.12.2025, 08:08
ATS
SONNTAGSZEITUNG: L'armée suisse ne pourra acquérir, dans le pire des scénarios, que 24 nouveaux avions de combat américains F-35A Lightning II avec les 6 milliards de francs alloués, au lieu des 36 appareils prévus initialement, a calculé la SonntagsZeitung. Le problème réside dans les nombreuses prestations supplémentaires incluses dans le plafond des coûts, ajoute le journal. Les avions représentent à eux seuls 3,8 milliards de francs. Les coûts supplémentaires estimés à 1,3 milliard de francs concernent uniquement les appareils, sans les accessoires tels que la munition, l'entretien, les pièces de remplacement etc, indique dans le journal l'Office fédéral de l'armement (armasuisse). Afin de respecter le plafond budgétaire, l'argent ne suffirait donc que pour 24 avions.
LE MATIN DIMANCHE: Un ancien agent du Service de renseignement de la Confédération (SRC), Jacques Baud, devrait apparaître lundi sur une liste de sanctions européennes visant «des citoyens privés impliqués dans des activités déstabilisatrices contre l'UE et les États partenaires», rapporte Le Matin Dimanche, citant Radio Free Europe. Cet ancien colonel de l'armée suisse, âgé de 70 ans, s'est fait remarquer par d'innombrables interventions prorusses dans les médias, accusant notamment l'Occident de manipuler et de trahir l'Ukraine pour faire la guerre à la Russie. Son discours l'a rendu populaire sur des sites prorusses ou conspirationnistes. Contacté par le journal, Jacques Baud, qui vit à Bruxelles, dit ne pas être au courant de ces possibles sanctions.
NZZ AM SONNTAG: Un homme, expulsé de Suisse après avoir menacé de commettre un attentat au nom de l'Etat islamique lors du concours Eurovision de la chanson à Bâle, a été placé par les autorités françaises à une vingtaine de kilomètres de la frontière suisse sans prise en charge, relate la NZZ am Sonntag. Ce Français de 25 ans, qui a grandi en Suisse, est considéré comme dangereux et souffre de problèmes psychiques, indique le journal. Il a été remis aux autorités compétentes avec les médicaments nécessaires pour «les premiers temps», déclare dans le journal la police cantonale bernoise. La police française n'a, quant à elle, «rien à dire» sur cette affaire.
SONNTAGSBLICK: Un Suisse ayant combattu dans les rangs de l'armée ukrainienne sera jugé à Meilen (ZH) à partir de jeudi, écrit le SonntagsBlick. L'homme, originaire de Schaffhouse, a servi dans la Légion internationale pour la défense de l'Ukraine de février 2022 à la fin de l'année 2024 au moins, précise le journal, en citant l'acte d'accusation. Le Suisse, déjà condamné à plusieurs reprises pour d'autres faits, risque une peine d'amende ou d'emprisonnement. L'homme, qui n'a pas souhaité s'exprimer dans le journal, vit en Israël et sa participation au procès n'est pas garantie. C'est la première fois que la justice militaire poursuit un Suisse ayant combattu en Ukraine, selon le SonntagsBlick. Des enquêtes sont actuellement en cours à l'encontre de quinze autres mercenaires présumés.
LE MATIN DIMANCHE/SONNTAGSZEITUNG: Une proposition du conseiller national Benjamin Giezendanner (UDC/AG) visant à augmenter le prix de l'essence de 4 centimes pour financer l'extension du réseau routier reçoit un accueil favorable au Parlement fédéral, relatent Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. Sa motion a déjà recueilli 50 signatures de parlementaires, notamment d'élus du PLR, du Centre et même du Vert'libéral argovien Matthias Jauslin. D'après les calculs de M. Giezendanner, ces quelques centimes par litre devraient rapporter 4 milliards de francs au fonds pour les routes en vingt ans, ce qui permettrait de relancer des projets d'extension après le rejet par le peuple il y a un an de l'élargissement de six tronçons névralgiques des autoroutes.
SONNTAGSBLICK: La radio privée Radio2GO.ch menace de lancer des poursuites judiciaires après l'annonce du retour de la SSR sur les ondes FM, affirme le SonntagsBlick. «Dans un État de droit, tout le monde doit être sur un pied d'égalité», déclare dans le journal Reto Wettstein, propriétaire de la station privée et également député PLR au Grand Conseil argovien. Si l'Office fédéral de la communication (OFCOM) accorde à la SSR une dérogation ou une réattribution anticipée des fréquences FM restituées, cette décision sera contestée, avertit-il. L'association des radios et médias audiodiffusés indépendants Unikom avait déjà annoncé qu'elle envisageait de déposer une plainte auprès de la Commission de la concurrence (COMCO).
NZZ AM SONNTAG: Les noms de deux banques suisses, UBS et Julius Bär, apparaissent dans les comptes-rendus de la commission des finances du Sénat américain dans le cadre d'un projet de loi sur l'affaire du délinquant sexuel américain mort en prison Jeffrey Epstein, écrit la NZZ am Sonntag. Le projet vise à rendre obligatoire la divulgation de toutes les «déclarations de soupçon» sur Jeffrey Epstein et ses complices provenant de sociétés et de banques. Le journal ignore cependant si la commission dispose d'informations concrètes sur les deux banques. UBS et Julius Bär n'ont pas souhaité s'exprimer à ce sujet dans la NZZ am Sonntag.
NZZ AM SONNTAG: Une ancienne finaliste de Miss Suisse affirme dans la NZZ am Sonntag avoir été harcelée par le délinquant sexuel américain mort en prison Jeffrey Epstein lors d'un concours de beauté en 1993. «Epstein s'est présenté à moi en marge du concours comme étant le 'meilleur ami de Donald Trump'», déclare la femme, aujourd'hui âgée de 55 ans. Il serait devenu insistant, après qu'elle a refusé d'aller à une fête à Mar-a-Lago, la propriété du président américain Donald Trump en Floride. Jeffrey Epstein a également tenté de la mettre en relation avec l'ancien prince britannique Andrew, ajoute-t-elle. Il y a un an, elle avait accusé Donald Trump de harcèlement sexuel lors du même événement, ce que le président américain avait démenti.