«C'était une erreur»Statuettes reçues en cadeau : Dominique de Villepin visé par une enquête
ATS
20.5.2026 - 16:22
Dominique de Villepin, candidat potentiel à la présidentielle en France, est désormais lui aussi dans le viseur du parquet national financier: le PNF a ouvert une enquête préliminaire sur des statuettes reçues lorsqu'il était ministre et qu'il a ensuite conservées.
L'ancien ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.
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Keystone-SDA
20.05.2026, 16:22
ATS
Cette enquête a été ouverte mardi «des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes», a annoncé mercredi le procureur financier, Pascal Prache, dans un communiqué.
Cette enquête, ouverte «sur la base des éléments portés à sa connaissance», concerne «les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts à Dominique de Villepin, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis conservés par celui-ci», explique M. Prache.
«Le PNF n'aura aucune difficulté à faire la lumière sur cette affaire pour laquelle Dominique de Villepin se tient sereinement à sa disposition», a réagi auprès de l'AFP son entourage.
«Une erreur»
L'ex-Premier ministre de Jacques Chirac a reconnu le 10 mai avoir commis «une erreur» en acceptant deux statuettes en cadeau lorsqu'il était au quai d'Orsay, tout en rappelant qu'il «n'y avait pas d'encadrement de ces situations à l'époque». Il les a rendues au ministère le 4 mai.
Ces derniers jours, les affaires se sont multipliées concernant des candidats, déclarés ou potentiels, à l'élection. Mardi, le PNF a annoncé qu'un juge allait enquêter sur Edouard Philippe pour des faits présumés de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt, harcèlement moral et concussion commis au Havre, dont il est maire et président de la communauté urbaine, suite à une plainte avec constitution de partie civile.
La justice a par ailleurs ordonné le renvoi de François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR), devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel et agression sexuelle sur un collaborateur et tentative d'agression sexuelle sur un autre.