«Effet Trump»Trump refroidit les touristes: les voyages vers les USA s’effondrent
Barman Nicolas
23.1.2026
«Effet Trump» et inflation: le nombre de voyages organisés aux États-Unis depuis la France a chuté en 2025 et cette tendance se poursuit en 2026, selon les tour-opérateurs français, sans que ces chiffres ne soient jusqu'ici corroborés par les données du secteur aérien.
«Il y a un effet Trump, on va pas le nier», a affirmé devant la presse Patrice Caradec, le président du Seto, pour qui «on ne peut pas dire que Trump soit le meilleur ambassadeur du tourisme aux États-Unis».
AFP
Agence France-Presse
23.01.2026, 06:03
Barman Nicolas
Du 1er novembre 2024 au 31 octobre 2025, les entreprises membres du Syndicat des Entreprises du Tour Operating (Seto) ont enregistré une baisse de 14,6% des «voyages à forfait» — les voyages organisés — de la France vers les États-Unis par rapport à l'année précédente, a indiqué le Seto jeudi lors d'un point presse.
«Il y a un effet Trump, on va pas le nier»
Au 31 décembre 2025, les réservations vers les États-Unis pour l'été 2026 étaient même en baisse de plus de 29%.
«Il y a un effet Trump, on va pas le nier», a affirmé devant la presse Patrice Caradec, le président du Seto, pour qui «on ne peut pas dire que Trump soit le meilleur ambassadeur du tourisme aux États-Unis».
Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain et son administration ont régulièrement rudoyé les Européens, avec pour dernier épisode en date la volonté affichée de s'emparer du Groenland, territoire autonome danois.
«Trouvez-moi un petit-déjeuner à moins de 40 dollars»
Plus spécifiquement, l'administration Trump mène une politique peu incitative pour les touristes et a récemment déclaré vouloir exiger des visiteurs étrangers exemptés de visas — parmi lesquels figurent les Français — qu'ils fournissent l'historique de leurs activités sur les réseaux sociaux depuis cinq ans.
Mais ce n'est pas la seule cause de cette baisse de fréquentation, ni même la plus importante, estime Patrice Caradec, notant par ailleurs que «la politique» n'avait «jamais empêché les Français d'aller à Cuba (...), en Chine, ou au Vietnam».
«L'augmentation des prix» aux États-Unis est selon lui centrale: «trouvez-moi un petit-déjeuner à moins de 40 dollars (par personne)», a déclaré le président du Seto pour illustrer ce qu'il considère comme un frein au tourisme, alors que «le vacancier français a un budget très contraint».
Un budget qui risque aussi d'être mis à l'épreuve par la décision de l'administration de très fortement augmenter les tarifs d'admission dans les parcs nationaux les plus populaires, comme celui du Grand Canyon, pour les non-résidents.