Troisième départ en sept semaines Trump remanie son cabinet : les femmes écartées du pouvoir?

Dominik Müller / trad.

21.4.2026

Depuis le début de son second mandat, trois membres du cabinet de Donald Trump ont été contraintes à la sortie: toutes des femmes. Les hommes, eux, n'ont été écartés que dans les étages inférieurs du pouvoir. Tour d'horizon.

Dominik Müller / trad.

Pas le temps ? blue News résume pour toi

  • Lori Chavez-DeRemer est la troisième ministre à quitter le gouvernement de Trump.
  • Avant elle, la ministre de la Justice Pam Bondi et la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem ont déjà dû partir.
  • Des hommes ont également déjà quitté leur poste au cours du deuxième mandat de Trump, mais pas au niveau ministériel.

Lori Chavez-DeRemer

La ministre américaine du Travail Lori Chavez-DeRemer démissionne.
La ministre américaine du Travail Lori Chavez-DeRemer démissionne.
Keystone

Lori Chavez-DeRemer est la troisième femme à claquer la porte du gouvernement Trump en sept semaines à peine.

La ministre du Travail rejoindra le secteur privé, a annoncé le directeur de la communication de la Maison-Blanche, Steven Cheung, sur X. Son adjoint, Keith Sonderling, devrait assurer l'intérim jusqu'à nouvel ordre.

Chavez-DeRemer était dans le viseur depuis des mois, rattrapée par plusieurs enquêtes. Selon les médias américains, celles-ci portent notamment sur des soupçons de mauvaise utilisation des ressources budgétaires, ainsi que sur des accusations de comportement inapproprié dans l'exercice de ses fonctions.

Les autorités de surveillance doivent par ailleurs examiner des plaintes faisant état d'un climat de travail délétère au sein du ministère. Trois collaboratrices auraient décrit un «environnement de travail hostile», assorti de mesures de représailles. Selon les médias, le mari de la ministre aurait également été exclu du ministère après des accusations d'inconduite sexuelle envers des employés, ce que Chavez-DeRemer a fermement démenti.

Ministre du Travail depuis mars 2025, elle était auparavant députée de l'Oregon. Sa nomination avait surpris: pour une républicaine, ses positions à l'égard des syndicats étaient jugées relativement conciliantes.

Pam Bondi

La ministre américaine de la Justice Pam Bondi a dû démissionner début avril.
La ministre américaine de la Justice Pam Bondi a dû démissionner début avril.
Keystone

Début avril, c'est la ministre de la Justice Pam Bondi qui avait dû plier bagage. «Nous apprécions énormément Pam, et elle va occuper un nouveau poste important et très attendu dans le secteur privé», avait alors déclaré Trump.

Bondi n'a pratiquement pas été épargnée par les critiques tout au long de son bref mandat. Sa gestion des dossiers Epstein lui a notamment valu de faire la une. La publication des documents d'enquête (exigée par la loi) relevait de sa compétence, et les couacs n'ont pas manqué. Ses détracteurs ont notamment pointé du doigt les nombreux passages caviardés. Bondi s'est par ailleurs empêtrée dans des contradictions sur l'existence de la fameuse liste de clients d'Epstein.

Trump aurait en outre été mécontent que Bondi n'ait pas utilisé sa fonction avec suffisamment de détermination pour engager des poursuites judiciaires contre ses adversaires.

Kristi Noem

Kristi Noem a polarisé l'attention en tant que ministre américaine de la Sécurité intérieure.
Kristi Noem a polarisé l'attention en tant que ministre américaine de la Sécurité intérieure.
Paul Sancya/AP/dpa

Début mars, Trump avait congédié sa sulfureuse ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem. Les opérations menées par les agents de l'immigration (ICE) dans plusieurs villes relevaient de son autorité. Ces interventions, parfois brutales, avaient déclenché une vague de manifestations à travers le pays. Les critiques accusaient son ministère de bafouer les droits civiques.

Mais c'est surtout une campagne publicitaire à plusieurs millions de dollars, censée dissuader l'immigration illégale, qui a eu raison d'elle. Un sénateur républicain a relevé que la campagne avait davantage servi à promouvoir Noem elle-même qu'à endiguer les flux migratoires.

Elle a alors assuré que le budget avait été validé par Trump, ce à quoi le sénateur a rétorqué qu'il peinait à le croire, tant cela plaçait le président dans une «position extrêmement inconfortable». Trump, de son côté, a ensuite démenti avoir donné son feu vert.

Avant Chavez-DeRemer, Bondi et Noem, des hommes avaient déjà dû quitter leur poste ces dernières semaines, mais ils n'occupaient pas de fonction ministérielle.

Greg Bovino

Greg Bovino était considéré comme le visage de l'action impitoyable de l'ICE, le service des expulsions.
Greg Bovino était considéré comme le visage de l'action impitoyable de l'ICE, le service des expulsions.
Photo d'archives : Jen Golbeck/AP/dpa

Greg Bovino, figure de proue de la politique migratoire musclée de Trump, a pris une retraite anticipée à la mi-mars. Peu de visages ont été aussi étroitement associés aux raids controversés contre les migrants en situation irrégulière.

En tant que «commandant at large» (chef d'une unité mobile de la Border Patrol) il s'est déployé en première ligne dans plusieurs grandes villes. Il s'est forgé une réputation d'homme implacable, prompt à couvrir ses agents suréquipés même lorsque des vidéos documentaient des débordements.

Joe Kent

Ne voulait plus faire son travail : Joe Kent.
Ne voulait plus faire son travail : Joe Kent.
Keystone

Toujours à la mi-mars, le directeur du contre-terrorisme Joe Kent a claqué la porte avec fracas, en signe de protestation contre la guerre en Iran. «Je ne peux pas soutenir cette guerre en mon âme et conscience», avait-il écrit sur X.

Dans sa lettre à Trump, il s'en est pris vivement à la justification officielle de l'attaque: «L'Iran ne représentait pas une menace imminente pour notre nation.» Il est allé plus loin: «Il est évident que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d'Israël et de son puissant lobby aux États-Unis.»

Peu après, on apprenait que le FBI avait ouvert une enquête à son encontre, le soupçonnant d'avoir transmis des informations sensibles issues des services de renseignement.


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Notice sur l’IA: cet article a été traduit de l’allemand à l’aide de l’intelligence artificielle.