Guerre au Moyen-Orient Trump voit l'Iran «complètement vaincu»

ATS

14.3.2026 - 06:56

Donald Trump a jugé l'Iran «complètement vaincu». De son côté Téhéran a menacé samedi de «réduire en cendres» les infrastructures énergétiques liées aux Etats-Unis en cas d'attaque sur son principal hub pétrolier.

US President Donald Trump speaks during a meeting with German Chancellor Friedrich Merz in the Oval Office of the White House in Washington, DC on March 3, 2026. Chancellor Merz is the first European leader to visit President Trump since the United States and Israel launched their war against Iran. (Photo by ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)
US President Donald Trump speaks during a meeting with German Chancellor Friedrich Merz in the Oval Office of the White House in Washington, DC on March 3, 2026. Chancellor Merz is the first European leader to visit President Trump since the United States and Israel launched their war against Iran. (Photo by ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)
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Keystone-SDA

«Les médias diffusant de fausses informations détestent rendre compte des excellents résultats obtenus par l'armée américaine face à l'Iran, qui est totalement vaincu et souhaite conclure un accord – mais pas un accord que j'accepterais!» a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, sans plus de précisions.

Les sommations croisées de l'Iran et des Etats-Unis se sont concentrées autour de l'île de Kharg. Située dans le nord du Golfe à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes, elle abrite le plus grand terminal d'exportation de pétrole brut du pays.

Vendredi soir, le président américain a déclaré, sur son réseau Truth Social, avoir «complètement détruit» des cibles militaires sur l'île et prévenu qu'il détruirait aussi ses infrastructures pétrolières «si l'Iran, ou quiconque d'autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz».

«Toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies pétrolières de la région en partie détenues par les Etats-Unis ou qui coopèrent avec les Etats-Unis seront immédiatement détruites et réduites en cendres», a menacé en retour le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, cité par les médias iraniens.

Le conflit, déclenché par l'offensive israélo-américaine en Iran le 28 février, met à mal la livraison dans le monde du pétrole, dont les prix flambent en raison du blocage par Téhéran de la circulation dans le détroit stratégique d'Ormuz, par où passait un cinquième de la production mondiale d'hydrocarbures.

Donald Trump a assuré que la marine américaine allait «bientôt, très bientôt» commencer à escorter des pétroliers dans le détroit.

Selon la presse américaine, les Etats-Unis vont aussi envoyer des renforts au Moyen-Orient, le New York Times parlant de quelque 2500 Marines et trois navires de plus.

Le Wall Street Journal citant des responsables américains, le navire d'assaut Tripoli, basé au Japon et ses Marines se dirigent vers la même région.

Missiles interceptés au Qatar

Au 15e jour de la guerre, aucune issue n'est en vue face à l'intransigeance de l'ensemble des belligérants.

Donald Trump a d'ores et déjà affirmé que les Etats-Unis frapperont l'Iran «très fort au cours de la prochaine semaine» et qu'Israël poursuit ses frappes. Samedi matin, l'armée israélienne a demandé aux habitants de certains quartiers de Tabriz, dans le nord de l'Iran, d'évacuer en prévision d'opérations militaires..

Les pays du Golfe restent une cible des représailles aériennes iraniennes pour leurs liens économiques avec les Etats-Unis et la présence de bases américaines.

Le Qatar a annoncé samedi avoir intercepté deux missiles, après avoir fait évacuer plusieurs zones auparavant. Tôt dans la matinée, des intercepteurs ont été vus abattant deux projectiles au-dessus du centre-ville de Doha et des explosions ont été entendues par des journalistes de l'AFP.

A Oman, Washington a ordonné au personnel de son ambassade jugé non essentiel et à leurs proches de quitter le pays.

Ambassade américaine visée en Irak

Au-delà des pays du Golfe, le conflit continue de s'étendre dans la région.

Au Liban, au moins douze membres du personnel d'un centre de santé dans le sud du pays ont été tués par une frappe israélienne, selon le ministère de la Santé.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, remplacé depuis par son fils Mojtaba Khamenei, toujours invisible.

Depuis cette date, les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 773 morts, dont 103 enfants, et plus de 800'000 déplacés, selon le dernier bilan officiel libanais.

Un quartier général des casques bleus dans le sud du pays a également été touché, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). L'armée israélienne n'a pas confirmé dans l'immédiat, mais l'armée népalaise, dont un contingent fait partie de la Finul, a indiqué que personne n'avait été blessé et que l'origine de l'attaque n'avait pas été identifiée.

En Irak, c'est l'ambassade américaine à Bagdad qui a été visée par une attaque de drone samedi à l'aube, selon un haut responsable sécuritaire irakien. Une série de frappes a aussi visé samedi avant l'aube un groupe armé pro-iranien, faisant deux morts, selon des sources de sécurité.