Pourparlers sur l'Ukraine

Moscou exclut «toute concession» avec les Etats-Unis

ATS

9.1.2022 - 09:23

La Russie a exclu dimanche toute «concession» lors de pourparlers à fort enjeu avec les Etats-Unis lundi à Genève sur l'Ukraine et la sécurité en Europe. Elle s'est dite en outre «déçue» par les «signaux» envoyés par Washington.

La Russie est accusée d'avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière de l'Ukraine voisine en prévision d'une éventuelle invasion, ce que Moscou nie. Ici, un soldat ukrainien patrouillant sur la ligne de séparation avec les rebelles pro russes dans la région de Donetsk.
La Russie est accusée d'avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière de l'Ukraine voisine en prévision d'une éventuelle invasion, ce que Moscou nie. Ici, un soldat ukrainien patrouillant sur la ligne de séparation avec les rebelles pro russes dans la région de Donetsk.
ATS

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9.1.2022 - 09:23

«Nous n'accepterons aucune concession. Cela est complètement exclu», a déclaré aux agences de presse russes le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, qui doit prendre part aux négociations. «Nous sommes déçus des signaux venant ces derniers jours de Washington, mais aussi de Bruxelles», a-t-il ajouté.

Des représentants de la Russie et des Etats-Unis se retrouveront dimanche soir à Genève avant une réunion cruciale le lendemain sur l'Ukraine et la sécurité en Europe, dans un contexte de vives tensions.

Dizaines de milliers de soldats massés

La Russie est accusée par les Occidentaux d'avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière de l'Ukraine voisine en prévision d'une éventuelle invasion, ce que Moscou nie.

Les discussions prévues à Genève ont été organisées après que la Russie a soumis des exigences pour «garantir sa sécurité». En tête de ses demandes figurent un engagement de l'Otan à ne pas intégrer l'Ukraine et le retrait des soldats américains des pays les plus orientaux de l'Alliance atlantique.

Demandes '"inacceptables»

Ces demandes ont été qualifiées d'"inacceptables» par plusieurs responsables occidentaux. Le mois dernier, le président américain Joe Biden a menacé son homologue russe Vladimir Poutine de prendre des sanctions «comme il n'en a jamais vues» si Moscou attaquait l'Ukraine.

«Il est très probable que nous rencontrions la réticence de nos collègues américains et de l'Otan à percevoir réellement ce dont nous avons besoin», a déclaré Riabkov dimanche.

«Aucune concession»

Malgré «les menaces qui sont constamment formulées à notre encontre (...) nous ne ferons aucune concession», a-t-il poursuivi, ajoutant que cela reviendrait à «agir contre nos propres intérêts, contre les intérêts de notre sécurité».

L'est de l'Ukraine est déchiré depuis 2014 par un conflit entre les forces de Kiev et des séparatistes prorusses qui a éclaté après l'annexion de la péninsule de Crimée par la Russie.

ATS