Un chef taliban tué dans l'attentat contre l'hôpital de Kaboul

ATS

3.11.2021 - 07:37

Le chef des forces militaires des talibans à Kaboul, Hamdullah Mokhlis, figure parmi les victimes de l'attentat mené mardi par l'EI contre l'hôpital militaire de la capitale afghane, a-t-on appris mercredi de source officielle. L'attaque a fait au moins 19 morts et 50 blessés.

ATS

3.11.2021 - 07:37

epa09559733 People flee the scene of bomb blasts, targeting military hospital in Kabul, Afghanistan, 02 November 2021. At least 25 people were killed and an unspecified number wounded on 02 November in a suicide attack with explosives on a military hospital in Kabul. EPA/STRINGER
Les gens fuient après l'attentat qui a touché l'hôpital dmilitaire de Kaboul le 2 novembre 2021.
KEYSTONE

Membre du réseau Haqqani qualifié de terroriste par les États-Unis ainsi que des forces spéciales des talibans, appelées «Badri 313», le commandant Mokhlis est le plus haut responsable taliban tué depuis que les islamistes ont pris le pouvoir en Afghanistan à la mi-août.

«Quand nous avons reçu l'information que l'hôpital [...] était attaqué, Maulvi Hamdullah, le commandant du corps [militaire] de Kaboul, s'est immédiatement précipité sur les lieux», a expliqué un responsable du service de communication des talibans. «Nous avons tenté de l'en empêcher, mais il a ri. Plus tard, nous avons appris qu'il était mort dans les affrontements à l'hôpital», a ajouté cette source.

Au moins 19 personnes ont été tuées et 50 blessées mardi dans une attaque contre l'hôpital Sardar Mohammad Dawood Khan, le plus grand hôpital militaire du pays, revendiquée par la branche afghane (EI-K) de l'État islamique.

Cinq assaillants

L'EI-K, groupe rival des talibans, a affirmé avoir mené une attaque coordonnée impliquant cinq assaillants. L'un a activé une ceinture explosive à l'entrée de l'hôpital, puis des hommes armés ont pénétré dans l'établissement. Les talibans ont assuré avoir mis fin à l'attaque en 15 minutes après avoir notamment héliporté des «forces spéciales» sur le toit du bâtiment.

Des témoins ont décrit à l'AFP des scènes de terreur, le personnel et les patients ayant tenté de s'enfermer dans des pièces situées aux étages supérieurs pour échapper aux assaillants.

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité en Afghanistan leur priorité après 20 ans de guerre, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants commis par l'EI-K, une autre organisation islamiste d'origine sunnite encore plus radicale. L'EI-K a ciblé ces dernières semaines aussi bien les talibans que la minorité chiite afghane.

ATS