Pendant plus d'une décennieUn Irano-Américain arrêté pour transfert de technologies à l'Iran
ATS
3.6.2026 - 20:40
Un chef d'entreprise irano-américain a été arrêté aux Etats-Unis, ont annoncé mercredi les autorités judiciaires. Il est accusé d'avoir exporté illégalement du matériel informatique de pointe vers l'Iran, en violation des sanctions américaines contre ce pays.
L'accusé contournait les sanctions américaines via des intermédiaires aux Emirats arabes unis, affirment les autorités judiciaires (image d'illustration).
Getty Images via AFP
Keystone-SDA
03.06.2026, 20:40
ATS
Jamshid Ghomi, 63 ans, résident de Newport Coast, en Californie (ouest) et patron d'une entreprise d'informatique basée à Téhéran, a été arrêté mercredi et sera présenté dans l'après-midi à un juge fédéral, précise dans un communiqué le Ministère américain de la justice.
Pendant plus d'une décennie, à partir de 2011, il a utilisé son entreprise pour exporter du matériel informatique à destination de clients en Iran. Il contournait les sanctions américaines via des intermédiaires aux Emirats arabes unis, affirment les autorités judiciaires.
Les ventes annuelles de l'entreprise «dépassaient les 10 millions de dollars et étaient destinées à des centaines d'entreprises et d'entités gouvernementales iraniennes, dont beaucoup étaient visées par des sanctions américaines», selon le communiqué.
«Une part relativement faible mais significative de cette activité allait aux utilisateurs les plus sensibles en Iran: l'appareil nucléaire et militaire du régime iranien», souligne le ministère.
«M. Ghomi est accusé de s'être enrichi en fournissant des technologies américaines à l'Organisation iranienne de l'énergie atomique et d'autres entités visées par des sanctions impliquées dans le programme nucléaire iranien», a souligné John Eisenberg, de la division Sécurité nationale du ministère, cité dans le texte.
Il encourt une peine maximale de 20 ans de prison, ainsi que la saisie de ses biens, dont sa luxueuse propriété estimée à 35 millions de dollars, dont la construction a été financée par son activité illégale, selon l'accusation.