Fioul de soute dans la mer Un pétrolier touché par une explosion au large d'Oman

Marjorie Kublun

26.5.2026

Un homme brandit un drapeau iranien devant un panneau politique représentant le président américain Donald Trump et le détroit d’Ormuz, sur la place Valiasr à Téhéran, le 26 mai 2026. Dans la nuit, les forces américaines ont mené des frappes contre des sites de missiles iraniens et des embarcations accusées de vouloir poser des mines dans le Golfe.
Un homme brandit un drapeau iranien devant un panneau politique représentant le président américain Donald Trump et le détroit d’Ormuz, sur la place Valiasr à Téhéran, le 26 mai 2026. Dans la nuit, les forces américaines ont mené des frappes contre des sites de missiles iraniens et des embarcations accusées de vouloir poser des mines dans le Golfe.
AFP

Une explosion près de la ligne de flottaison a endommagé un pétrolier au large d'Oman, a indiqué mardi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, les tensions restant vives autour du stratégique détroit d'Ormuz.

Agence France-Presse

«L'équipage et le navire sont en sécurité, bien que le capitaine signale qu'une certaine quantité de fioul de soute s'est déversée dans la mer», a écrit l'agence sur X.

L'incident, survenu dans le golfe d'Oman à environ 60 milles nautiques à l'est de Mascate, a été présenté comme une «explosion externe», sans précisions sur son origine.

Le détroit est au coeur du conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran le 8 avril.

L'Iran a posé des mines dans le cadre de sa campagne visant à étendre son contrôle sur cette voie maritime, par laquelle transite normalement un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures.

L'armée américaine a dit avoir mené des frappes dans la nuit de lundi à mardi contre «des sites de lancement de missiles en Iran ainsi que des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines».

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, avaient mis en garde mi-avril contre une «zone dangereuse» de 1.400 km2 – soit 14 fois la superficie de Paris – où pourraient se trouver des mines.

th/saa/anb