Une frappe française a tué 19 civils, selon l'ONU

ATS

30.3.2021 - 15:14

Une enquête des Nations unies conclut qu'une frappe aérienne conduite par l'armée française au Mali en janvier a tué 19 civils réunis pour un mariage. Les djihatistes ne seraient donc pas les seuls responsables de ce drame, comme l'a soutenu Paris jusqu'alors.

Mali : réaction à l'enquête de l'ONU impliquant la France dans la mort de civils

Mali : réaction à l'enquête de l'ONU impliquant la France dans la mort de civils

Le président de l'association culturelle malienne 'Jeunesse Tabital Pulaaku' réagit à une enquête de l'ONU qui a conclu qu'une frappe aérienne conduite par l'armée française en janvier avait tué 19 civils réunis pour célébrer un mariage.

31.03.2021

ATS

30.3.2021 - 15:14

L'enquête a été menée par la Division des droits de l'Homme de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies, sur les évènements survenus le 3 janvier près de Bounti (centre). La Minusma «est en mesure de confirmer la tenue d'une célébration de mariage qui a rassemblé sur le lieu de la frappe une centaine de civils parmi lesquels se trouvaient cinq personnes armées, membres présumés de la Katiba Serma», assure le résumé du rapport, consulté par l'AFP.

La Katiba Serma est affiliée au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou JNIM en arabe), alliance djihadiste elle-même affiliée à Al-Qaïda.

Au moins 22 personnes ont été tuées, dont trois des membres présumés de la Katiba Serma – 19 sur le coup, 3 au cours de leur évacuation, affirme le document.

L'enquête a été menée par la Division des droits de l'Homme de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies.
ATS

Le groupe touché «était très majoritairement composé de civils qui sont des personnes protégées contre les attaques au regard du droit international humanitaire», dit la Minusma.

La Minusma «recommande» aux autorités maliennes et françaises de diligenter «une enquête indépendante, crédible et transparente». Elle préconise d'examiner les processus préalables aux frappes, voire de les modifier. Elle recommande aussi aux Français et aux Maliens de chercher à établir les responsabilités et d'octroyer le cas échéant une réparation aux victimes et à leurs proches.

ATS