Washington dit avoir les moyens d'empêcher un retour d'Al-Qaïda

ATS

18.4.2021 - 20:09

Les Etats-Unis conserveront les moyens d'empêcher une attaque terroriste qui serait lancée depuis le territoire de l'Afghanistan, malgré le retrait de leurs troupes d'ici au 11 septembre décidé par Joe Biden, a affirmé dimanche le secrétaire d'Etat Antony Blinken.

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18.4.2021 - 20:09

Secretary of State Antony Blinken listens as President Joe Biden meets with Japanese Prime Minister Yoshihide Suga in the State Dining Room of the White House, Friday, April 16, 2021, in Washington. (AP Photo/Andrew Harnik)
Le chef de la diplomatie américaine a défendu la décision annoncée mercredi par le président américain de retirer toutes les troupes d'Afghanistan d'ici au 20e anniversaire des attentats du 11-Septembre. (archives)
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«Nous allons avoir les moyens de voir s'il y a une résurgence, une réémergence de la menace terroriste depuis l'Afghanistan. Nous serons capables de voir cela en temps réel et d'agir», a-t-il déclaré sur la chaîne ABC.

Le chef de la diplomatie américaine défendait la décision annoncée mercredi par le président américain de retirer toutes les troupes d'Afghanistan d'ici au 20e anniversaire des attentats du 11-Septembre.

L'Afghanistan avait alors servi de base arrière à Al-Qaïda pour lancer ces attaques contre le territoire américain, ce qui avait déclenché l'intervention militaire des Etats-Unis et de leurs alliés.

«Repositionner nos forces»

«Nous allons repositionner nos forces et nos moyens et nous assurer que nous pouvons nous protéger d'une réémergence potentielle» d'Al-Qaïda en Afghanistan, a dit le secrétaire d'Etat.

Pour les responsables de l'administration Biden, la menace terroriste est aujourd'hui disséminée en de nombreux endroits du monde et plus seulement concentrée en Afghanistan.

Ils rappellent également que les talibans se sont engagés à ne pas permettre à des mouvements hostiles aux Etats-Unis de se réinstaller en Afghanistan.

Joe Biden avait annoncé mercredi dernier que les Etats-Unis allaient mettre fin à leur plus long conflit. «L'heure est venue de mettre fin à cette guerre sans fin», avait-il martelé dans un discours solennel depuis la Maison Blanche.

«Menace déplacée»

Soulignant être «le quatrième président américain à gérer la présence militaire américaine en Afghanistan», il avait promis de ne pas transmettre «cette responsabilité à un cinquième», en jugeant vain d'attendre «de créer les conditions idéales pour un retrait».

Pour Antony Blinken, les Etats-Unis doivent réorienter leurs actions et les adapter à un monde dont les menaces ont changé.

«Le président pense que nous devons regarder le monde d'aujourd'hui avec un prisme de 2021 pas de 2001», a-t-il dit.

«La menace du terrorisme s'est déplacée à d'autres endroits. Et nous avons d'autres très importants sujets à notre agenda, dont notre relation avec la Chine, qui va du changement climatique au Covid. C'est là-dessus que nous devons concentrer notre énergie et nos ressources», a-t-il ajouté.

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