Washington et l'OMS font pression sur Pékin

ATS

13.2.2021 - 21:48

Les Etats-Unis et l'Organisation mondiale de la santé ont fait pression samedi sur la Chine pour qu'elle fournisse davantage de données sur les origines de la pandémie. L'enquête de l'OMS à Wuhan s'est achevée sans conclusion définitive.

Peter Ben Embarek of a World Health Organization team speaks to journalists as he arrives at the VIP terminal of the airport to leave, at the end of their WHO mission to investigate the origins of the coronavirus pandemic in Wuhan in central China's Hubei province Wednesday, Feb. 10, 2021. (AP Photo/Ng Han Guan)
Peter Ben Embarek, de l'équipe de l'Organisation mondiale de la santé, assailli par les journalistes alors qu'il arrive au terminal VIP de l'aéroport pour partir, à la fin de la mission de l'OMS à Wuhan.
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«Nous voulons plus de données. Nous avons demandé plus de données», a déclaré dans un entretien avec l'AFP Peter Ben Embarek, qui est allé avec son équipe pendant un mois à Wuhan, où le coronavirus responsable de l'épidémie a été découvert en décembre 2019.

«Il y a un ensemble de frustrations mais aussi d'attentes réalistes quant à ce qui est faisable dans un délai donné», a-t-il ajouté, avant d'espérer que les données réclamées seraient fournies, permettant d'aller plus loin.

«Fortes inquiétudes» -

De son côté, la Maison Blanche a fait savoir qu'elle avait «de fortes inquiétudes» concernant les premiers résultats de l'enquête de l'OMS sur les origines du coronavirus en Chine et demandait également à Pékin de fournir plus d'informations.

«Nous avons de fortes inquiétudes sur la façon dont les premiers résultats de l'enquête sur le Covid-19 ont été communiqués et des questions sur la procédure utilisée pour y parvenir», a affirmé dans cette déclaration le conseiller à la Sécurité nationale Jake Sullivan.

Dépêchés en Chine, les experts de l'OMS avaient semblé exclure l'hypothèse que le virus ait pu s'échapper de l'institut de virologie de Wuhan, comme l'administration Trump l'affirmait, lors d'une conférence de presse lundi dans cette ville du Hubei, à la fin de leur mission. Ils avaient estimé qu'il s'agissait d'une hypothèse «hautement improbable».

Mais le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a par la suite semblé rectifier le tir en affirmant vendredi que «toutes les hypothèses (restaient) sur la table» pour expliquer l'origine de la pandémie.

Chauves-souris

Les experts de l'OMS pensent que le Covid-19 a son origine dans les chauves-souris et pourrait avoir été transmis à l'homme via un autre mammifère. Ils ne savent pas en revanche où et quand la pandémie a réellement commencé, même si aucun foyer d'importance n'a été signalé à Wuhan ou ailleurs avant décembre 2019.

La pandémie a fait plus de 2,38 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi samedi par l'AFP à partir de sources officielles. Depuis un mois, la tendance des contaminations connaît une nette baisse en Europe. Si la courbe de la moyenne des décès quotidiens s'affaisse également, la dynamique reste plutôt constante lorsque replacée dans une temporalité plus longue.

Le Portugal a néanmoins annoncé samedi prolonger la suspension des vols avec le Brésil et le Royaume-Uni jusqu'au 1er mars pour maîtriser l'explosion des cas de Covid-19 et la propagation des nouveaux variants du virus.

Au Proche-Orient, le Liban a reçu samedi les premières doses du vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, à la veille du coup d'envoi des vaccinations dans le pays en crise où le secteur hospitalier est mis à rude épreuve.

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ATS