Au moins 65 morts à Marib, les rebelles progressent 

ATS

25.4.2021 - 09:33

Les combats entre forces gouvernementales et rebelles à Marib au Yémen ont fait au moins 65 morts ces dernières 48 heures et les insurgés continuent de progresser dans cette province du nord du pays en guerre, ont indiqué des sources militaires gouvernementales dimanche.

epa09148250 Houthi fighters shouting slogans patrol at a square as the countryâÄ™s intensified fighting continues, in Sana'a, Yemen, 20 April 2021. Despite the UN Security Council has called for immediate military de-escalation in the oil-producing Yemeni province of Marib, the Houthis continued their intensified offensive on the government-held province, leading to large waves of displacement since the start of the escalation in early February. EPA/YAHYA ARHAB
Les rebelles cherchent à prendre le contrôle de la province de Marib, dernier bastion du pouvoir dans le Nord.
KEYSTONE

Les rebelles cherchent à prendre le contrôle de la province de Marib, dernier bastion du pouvoir dans le Nord, et se trouvent désormais à seulement six kilomètres du chef-lieu éponyme, en dépit du soutien aérien de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, qui aide militairement les forces gouvernementales, selon les mêmes sources.

Au moins 65 combattants sont morts au cours des dernières 48 heures dont 26 membres des forces gouvernementales, incluant quatre officiers, ont indiqué à l'AFP ces sources.

Les rebelles communiquent rarement sur les pertes dans leurs rangs. Ils ont pris le contrôle total du front de Kassara, dans le nord-ouest de la province et se rapprochent de la capitale provinciale.

La perte de Marib serait un coup dur pour le gouvernement yéménite et pour son allié saoudien.

En mars, Ryad, qui tente de se sortir du bourbier yéménite, a proposé un cessez-le-feu total, une proposition accueillie froidement par les Houthis qui réclament une levée complète de l'embargo aérien et maritime imposé par les Saoudiens.

L'offensive rebelle contre Marib se poursuit en dépit de nombreux appels pour une trêve dans le pays dévasté par la guerre depuis 2014.

Le conflit a provoqué le plus grand désastre humanitaire au monde, selon l'ONU, avec des millions de déplacés et une population au bord de la famine.

ATS