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Le site du crash.
Keystone
Seul survivant du crash du Boeing d'Air India, Vishwash Kumar Ramesh raconte le miracle et l'horreur qu'il a vécus dans les flammes.
«Nous avons réalisé que quelque chose n'allait pas quelques secondes après le décollage. D'abord un grand bruit, puis l'explosion, un bruit sourd et, en un instant, des flammes tout autour».
C'est ce que raconte Vishwash Kumar Ramesh, 40 ans, le seul survivant du Boeing d'Air India qui s'est écrasé entre des maisons à Ahmedabad. On l'appelle déjà le «passager miraculé», retrouvé vivant et conscient, capable de parler, bien que ses yeux soient remplis de terreur.
Depuis son lit à l'hôpital civil d'Asarwa, Vishwash, qui présente des brûlures visibles au visage, ainsi que des blessures à la poitrine et aux pieds, a admis, en s'adressant d'une voix brisée à un journaliste du journal Hindustan Times, qu'il ne pouvait pas expliquer comment il avait réussi à se sauver après l'incroyable explosion et l'écrasement de l'avion sur un bâtiment.
«Je me suis levé dans les flammes et j'ai commencé à courir, à travers les tôles et les corps sans vie, cherchant désespérément une sortie», a-t-il expliqué, montrant la carte d'embarquement qu'il tenait encore dans sa poche. Son siège était le 11A, près de la porte de secours, et c'est peut-être ce qui lui a permis de survivre. Un siège qui est déjà devenu une sorte de talisman.
«Je bougeais presque sans comprendre, entouré de morceaux de l'avion. À un moment donné, quelqu'un s'est approché de moi dans le nuage de fumée et m'a emmené dans une ambulance», se souvient-il.
Vishwash, qui possède la nationalité britannique, retournait au Royaume-Uni, où il vit depuis 20 ans avec sa femme et ses enfants. Il voyageait en compagnie de son frère Ajay Kumar Ramesh, moins fortuné que lui.
«Nous étions rentrés en Inde pour rendre une très courte visite à nos proches. La mort de mon frère va briser le cœur de notre famille. Je remercie les dieux pour le miracle qui m'a sauvé. Mais moi aussi, je porterai cette tragédie dans mon cœur pour toujours».