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Le scellé de la police, sur la porte du domicile de la famille Barella.
IMAGO
Jérome Barella, le père de famille de 41 ans mis en examen pour l'enlèvement de Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été retrouvé jeudi dans le Gers, a été visé par plusieurs signalements ou plaintes depuis une dizaine d'années.
Voici les différentes procédures évoquées:
En décembre de cette année-là, la gendarmerie est «saisie par la mère d'une jeune fille de 17 ans» entretenant depuis quelques mois une relation avec le suspect alors âgé d'une trentaine d'années, a expliqué la procureure d'Auch Clémence Meyer, lors d'un point de presse mercredi.
Ce «renseignement judiciaire» a été classé sans suite en février 2018, en l'absence d'infraction, vu l'âge de la jeune fille et le caractère consenti de la relation.
Jérome Barella, employé comme agent d'entretien au lycée de Lectoure (Gers), a été licencié en février 2021 «après une procédure disciplinaire suite au signalement d'un comportement inapproprié envers une lycéenne», selon la région Occitanie.
La procureure d'Auch a précisé que le 31 mai 2026, un responsable de l'établissement avait «spontanément contacté la gendarmerie» à ce sujet. «Des vérifications urgentes sont en cours afin de savoir si ces faits ont donné lieu à un signalement aux autorités judiciaires», a déclaré mercredi Mme Meyer.
Jérome Barella a ensuite été visé par une plainte déposée en 2022 pour «un fait de viol» présumé en 2020 et dénoncé par une mineure née en 2013 (et donc âgée de sept ans au moment des faits allégués) au domicile du suspect à Montestruc-sur-Gers.
La plainte n'a été transmise au parquet d'Auch qu'en janvier 2024, a précisé Mme Meyer.
Les actes d'enquête «n'ont pas permis d'étayer suffisamment» la plainte, classée le 28 mai 2024, a expliqué la procureure qui a estimé «tout à fait envisageable» qu'elle soit «réexaminée à la lumière des événements récents».
Une nouvelle plainte pour viol a été déposée jeudi soir à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) contre Jérôme Barella, a appris vendredi l'AFP de source proche du dossier. Les faits remontent à 2023, mais la plainte pour viol a d'abord été déposée contre X par la mère d'une fillette de 11 ans, l'auteur n'étant pas identifié.
A l'occasion de la médiatisation de l'enlèvement de Lyhanna, la fillette aurait dit à sa mère «c'est lui», expliquant, selon la source proche du dossier, avoir reconnu le regard de Jérôme Barella La plainte est alors devenue, a-t-on ajouté, une plainte contre le principal suspect dans l'enquête sur la mort de Lyhanna.
Le 22 août 2025, la mère d'une mineure née en 2014 a déposé plainte à Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) pour des viols, commis entre septembre 2024 et mai 2025, par le suspect à son domicile.
La petite fille a été entendue cinq jours plus tard et des examens médico-légaux et psychologiques ont été réalisés en septembre et octobre 2025.
Au cours de ce mois, le parquet de Toulouse s'est dessaisi au profit de celui d'Auch et le 9 janvier 2026, la procédure a été adressée par le parquet d'Auch à la gendarmerie de Lectoure, a souligné la procureure du Gers, précisant que la dernière «attache téléphonique» entre son parquet et les gendarmes datait du 23 janvier.
Des actes d'enquête ont été prescrits, «notamment un complément d'audition de la mère de la mineure, des auditions de témoins, des réquisitions téléphoniques», selon Mme Meyer.
«Cette enquête était en cours au moment de la disparition de Lyhanna», selon la procureure qui n'a pas dit quelles investigations avaient effectivement été menées par les gendarmes dans les quelque quatre mois écoulés entre fin janvier et la disparition de la collégienne.
Une plainte «pour viol sur mineur» a été portée à la connaissance de la procureure d'Auch le 3 juin 2026, pour laquelle elle ne disposait au moment du point-presse pas des «éléments suffisants» pour communiquer «sur le contexte et la nature des faits dénoncés».
Il pourrait s'agir de la plainte évoquée par le père d'une petite fille de 11 ans au quotidien local La Dépêche du Midi qui met en cause des agissements présumés du suspect, survenus lors d'une pyjama party à son domicile à l'été 2025.