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Plusieurs incidents ont eu lieu dans la piscine en plein air St. Jakob à Bâle. (Photo d'illustration)
KEYSTONE
Après plusieurs interventions policières dans les piscines publiques bâloises, le député Joël Thüring (UDC) a déposé une motion. Le Conseil d’État doit étudier la possibilité de limiter l’accès, comme c’est le cas à Porrentruy dans le Jura.
L'été est chaud dans les piscines publiques bâloises — pas seulement à cause de la météo. En cinq semaines, la police est intervenue dix fois à la piscine en plein air St. Jakob. Plusieurs incidents impliquaient des ressortissants français d’origine nord-africaine, a confirmé un porte-parole à la «Basler Zeitung».
Un incident le 29 juin a même nécessité un important déploiement de forces. Cette situation met désormais la pression politique: le député Joël Thüring (UDC) demande au Conseil d’État, via une motion, d’établir des règles claires pour définir qui pourra encore accéder aux piscines bâloises à l’avenir, selon la «BZ Basel».
Dans la commune jurassienne de Porrentruy, face à des incidents similaires, des mesures drastiques ont été prises: depuis début juillet, seules les personnes munies d’un passeport suisse, d’un permis de séjour ou de travail, ainsi que les touristes détenteurs d’une BaselCard valide ont accès à la piscine. Thüring souhaite désormais débattre de ce modèle à Bâle.
Concrètement, il demande au Conseil d’État d’élaborer dans un délai de six mois des règles limitant l’accès aux piscines municipales à certaines catégories de personnes — les locaux, les titulaires de permis ou les touristes avec BaselCard. «La situation est intenable», déclare Thüring. La police est déjà surchargée, et des interventions supplémentaires dans les piscines poussent le système à ses limites.
La proposition promet d’être controversée: certains y voient une mesure nécessaire pour garantir la sécurité, tandis que d’autres dénoncent son caractère discriminatoire. À Porrentruy, l’interdiction d’accès aux visiteurs français sans papiers avait déjà déclenché un débat national.
Reste à savoir comment Bâle-Ville traitera la demande de Thüring. La balle est maintenant dans le camp du Conseil d'Etat – et plus tard probablement aussi dans celui du Grand Conseil, où le sujet devrait susciter des débats houleux.