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Dans un bistrot autrichien, un verre d'eau du robinet coûte 70 centimes.
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Un habitué d'un bar en Basse-Autriche fait parler de lui avec une protestation silencieuse. Comme son établissement habituel fait désormais payer l'eau du robinet, il renonce au vin et ne commande plus que de l'eau.
Un habitué de Basse-Autriche en a assez. Depuis des années, Ortwin K. retrouve chaque mercredi son groupe d’environ 18 amis dans la même taverne du district de Baden. Le vin, les discussions et la convivialité font partie de son rituel immuable.
Mais au début de l’année, plusieurs établissements de la commune ont instauré une nouvelle règle : l’eau du robinet est soudainement facturée. Une carafe coûte 70 centimes, chaque verre supplémentaire est facturé en plus. Pour Ortwin K., c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
«J’aime bien boire un verre d’eau avec mon vin rouge», confie-t-il au journal «Heute». Le fait qu’on lui fasse désormais payer même l’eau du robinet le dérange. C’est pourquoi il a décidé de se permettre une petite forme de protestation. Lorsque son grand groupe d’amis vient désormais se restaurer chez lui, il ne commande souvent plus que de l’eau du robinet – et renonce délibérément au vin ou à d’autres boissons.
Cette histoire suscite actuellement des débats en Autriche – et rappelle une série de cas qui avaient également fait réagir en Suisse.
En 2023, l’Osteria Sazio, dans le quartier du Seefeld à Zurich, avait fait beaucoup de bruit. Un groupe de clients y avait payé 20 francs pour deux litres d'eau servis en carafes.
Les clients ont parlé d’«arnaque». Le restaurateur a justifié ce prix en invoquant le service, le traitement de l’eau et les prix généralement bas des plats.
Au restaurant bernois Bonbec, cela coûte cher aux clients de déposer leur serviette en tissu dans leur assiette près le repas.
La raison : certaines sauces laissent des taches tenaces, pratiquement impossibles à éliminer. Le restaurant facture donc quatre francs lorsqu’une serviette est tachée et devient inutilisable. GastroSuisse avait alors confirmé qu’un tel supplément était autorisé, à condition qu’il soit clairement communiqué.
Dans certains restaurants, ceux qui souhaitent partager une pizza à deux doivent payer un supplément. Un cas à Brugg a notamment fait parler de lui : un restaurateur y exigeait un supplément de trois francs pour le partage d'une pizza.
À Lucerne, ce supplément s’élevait même à cinq francs. Les établissements justifiaient cette pratique par la vaisselle supplémentaire et la charge de travail accrue pour le service.
Les assiettes ou cuillères à dessert supplémentaires ne sont pas non plus gratuites partout.
À Zoug, un restaurant a facturé 2,50 fracs pour une cuillère à dessert supplémentaire. À Soleure et à Schaffhouse, des suppléments de 3,50 et 4,50 francs respectivement ont été facturés pour des assiettes supplémentaires.