blue News Logo
  • Mondial 2026
  • Suisse
  • Monde
  • Sport
  • Football
  • People
  • Films & Séries
  • Tech & Digital
  • Lifestyle
  • 24h non-stop
blue News Logo
  • Mondial 2026
  • Suisse
  • Monde
  • Sport
  • Football
  • People
  • Films & Séries
  • Tech & Digital
  • Lifestyle
  • 24h non-stop
blue NewsSuisseMondeÉconomie24h non-stopSportFootballTech & digitalFilms & SériesPeopleLifestyle & TendancesMétéoHoroscopeVidéos
CarrièreTravailler chez blueJobs
blue Entertainmentblue Sportblue Premiumblue Video
blue CinemaProgramme cinémaProchainement au cinémaOffresClubs membres
Swisscom Clients privésMobileInternetTVAbonnement combinéAppareilsAide & SupportSwisscom Community
Accès directE-Mail LoginmySwisscomSwisscom ShopsmyAimyCloudblue TV Player
blue News
SuisseMondeÉconomie24h non-stopSportFootballTech & digitalFilms & SériesPeopleLifestyle & TendancesMétéoHoroscopeVidéos
Carrière
Travailler chez blueJobs
blue Entertainment
blue Sportblue Premiumblue Video
blue Cinema
Programme cinémaProchainement au cinémaOffresClubs membres
Swisscom Clients privés
MobileInternetTVAbonnement combinéAppareilsAide & SupportSwisscom Community
Accès direct
E-Mail LoginmySwisscomSwisscom ShopsmyAimyCloudblue TV Player
PublicitéInformations juridiquesProtection des données ImprimerDirectives journalistiquesblue News AppFAQ
DEFRITEN
DEFRITEN
AccueilChevron droiteInfosChevron droiteMonde

Vous avez trouvé une erreur?

Signaler maintenant

Le baril s'emballe

Crise pétrolière: le monde est-il mieux armé qu'en 1973?

Il n’y a pas d’enjeu d’approvisionnement en Amérique du Nord et en Europe au contraire de l’Asie, qui est très exposée au pétrole en provenance du détroit d’Ormuz. 

Il n’y a pas d’enjeu d’approvisionnement en Amérique du Nord et en Europe au contraire de l’Asie, qui est très exposée au pétrole en provenance du détroit d’Ormuz. 

KEYSTONE

La guerre au Moyen-Orient a fait temporairement bondir les prix du pétrole audelà de 100 dollars lundi, avant qu'ils reviennent mardi aux environs de 90 dollars, soit toujours près de 25% de hausse en une dizaine de jours, depuis les premières frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.

AFP

AFP

10.03.2026, 17:50

Mais la situation reste très différente, pour l'instant, et par bien des aspects, du premier choc pétrolier d'octobre 1973, qui avait vu les cours quadrupler en trois mois. Explications.

Blocage vs. embargo

Si le baril s'est emballé, la mécanique de crise actuelle diffère radicalement de celle de 1973. À l'époque, le choc était politique: un embargo délibéré des pays arabes de l'Opep contre les nations occidentales pro-israéliennes durant la guerre du Kippour.

En 2026, le choc est logistique: c'est une paralysie du détroit d'Ormuz par l'Iran, verrou par lequel transite habituellement 20% de la production mondiale. Dans la configuration actuelle, la ressource n'est pas refusée par les producteurs, elle est physiquement bloquée.

L'Arabie saoudite, l'Irak, les Émirats arabes unis et le Koweït auraient en théorie la capacité d'ouvrir les vannes pour stabiliser le marché, mais ils se heurtent au fait qu'"ils sont tous dépendants d'Ormuz", explique Francis Perrin, chercheur à l'Iris.

Les prix du brut ont connu de fortes fluctuations en raison des perturbations de l'approvisionnement, bondissant lundi de 30% à près de 120 dollars le baril avant de refluer lundi après une déclaration de Donald Trump affirmant que la guerre avec l'Iran était «quasiment» finie.

Les prix du brut ont connu de fortes fluctuations en raison des perturbations de l'approvisionnement, bondissant lundi de 30% à près de 120 dollars le baril avant de refluer lundi après une déclaration de Donald Trump affirmant que la guerre avec l'Iran était «quasiment» finie.

AFP

Conséquence directe de cet étranglement: sans routes alternatives suffisantes pour compenser les flux perdus, ces géants pétroliers du Golfe ont déjà commencé à réduire leur production faute de capacités de stockage locales, précise Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy.

Mais cette différence de nature --un verrou physique plutôt qu'une volonté de rupture diplomatique-- rend une explosion des prix similaire à celle de 1973, quasiment impossible.

La pression des élections américaines

En promettant mardi que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient «jusqu'à nouvel ordre», l'Iran espère maintenir les prix de l'énergie élevés pour faire pression sur les Etats-Unis.

Car à l'approche des élections de mi-mandat en novembre aux Etats-Unis, Donald Trump voudra à tout prix éviter une flambée prolongée de l'or noir, qui deviendrait son talon d'Achille.

L'Américain est parvenu lundi à contenir la hausse des prix en assurant que la guerre allait «se terminer bientôt» et en annonçant la levée de «certaines sanctions» sur le pétrole, après un appel avec son homologue russe Vladimir Poutine. La semaine passée Washington avait déjà accordé une dérogation à l'Inde en l'autorisant à importer du pétrole russe pendant un mois.

Un «airbag» à court terme: les stocks stratégiques

Contrairement au premier choc pétrolier, en 1973, où les pays occidentaux avaient été pris de court, les membres de l'OCDE peuvent aujourd'hui s'appuyer sur des stocks stratégiques colossaux, équivalents à trois mois d'importations.

Ce filet de sécurité est piloté par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), une institution créée précisément au lendemain de cette crise historique pour parer à ce genre d'urgence.

Teaser image

Moyen-Orient

«Faites attention à ne pas être éliminé vous-même!» – L'Iran menace Trump

Pour compenser le blocage iranien, l'AIE pourrait prochainement injecter une partie de ces réserves sur le marché afin de casser la spéculation et combler le déficit d'offre.

Une soupape indispensable qui reste toutefois «efficace à condition que le conflit ne dure pas trop longtemps», tempère Francis Perrin.

La peur de la «transition accélérée»

Le rapport de force a lui aussi radicalement changé: si l'Opep avait profité du chaos de 1973 pour imposer des tarifs records, les pays exportateurs redoutent aujourd'hui qu'un baril trop cher ne devienne le meilleur argument pour une transition vers les énergies vertes et le nucléaire.

Le défi est d'autant plus complexe que le monde reste «accro» à l'or noir. «On a encore beaucoup de mal à remplacer le roi pétrole», souligne Francis Perrin, rappelant son rôle indispensable dans les transports et la pétrochimie.

Si la part du brut a diminué dans le mix énergétique mondial, la consommation globale, elle, atteint des records. Si le conflit s'enlise «encore quelques semaines, les prix pourraient grimper facilement jusqu'à 140 dollars», juge M. Leon. Au risque de fragiliser durablement l'économie mondiale.

Plus sur ce sujet

«Mener la guerre»
«Mener la guerre»

Washington annonce une offensive majeure contre la CPI

Fontainebleau

Les pompiers font face à «un nouveau départ de feu»

13 décès
13 décès

Incendie en Espagne: premières victimes identifiées

Suite au Brexit
Suite au Brexit

Suisse et Royaume-Uni actualisent leur accord de libre-échange

Les plus lus

1Une voiture tombe à l'eau – Un acte héroïque émeut toute l'Italie !
2Découvrez les notes des joueurs de la Nati pour leur Mondial
3Pas de trêve en vue dans la guerre fratricide entre William et Harry
4Le mystère Sandro Schärer, seul Européen laissé sur la touche...
5Donald Trump dit instaurer une taxe de 20% au détroit d'Ormuz
Crise pétrolière: le monde est-il mieux armé qu'en 1973?