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Mercredi, quelque 500 sapeurs-pompiers restaient à pied d'oeuvre dans le secteur de Noisy-sur-Ecole, et plus de 160 dans celui de la Faisanderie pour éviter les reprises de feu.
AP
Deux jeunes âgés de 18 ans, dont un pompier volontaire, sont présentés à un juge mercredi après le déclenchement d'incendies en forêt de Fontainebleau. Des centaines de pompiers continuent d'y combattre les reprises de feux.
Depuis dimanche, les flammes ont parcouru au total près de 2000 hectares de l'emblématique et fragile massif forestier, situé à 60 km au sud-est de Paris.
Mercredi, le parquet de Fontainebleau a annoncé avoir requis le placement en détention provisoire de deux jeunes majeurs, mis en cause pour des départs de feu constatés lundi.
Ils ont «reconnu leur implication volontaire au cours de leur garde à vue» et «seront présentés dans la journée à un juge d'instruction du tribunal de Fontainebleau», écrit la procureure Diane Ngomsik dans un communiqué.
L'un d'eux, un pompier volontaire à Fontainebleau, a avoué avoir «mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence». L'autre a admis «avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette» sur un autre lieu de départ de feu, selon la procureure. L'information judiciaire les visant est ouverte pour des faits de «destruction par incendie».
Sans antécédent judiciaire, ils sont suspectés de départs de feux distincts lundi, à Arbonne-la-Forêt pour le premier, et dans le secteur de la Faisanderie, près de la ville de Fontainebleau, pour le second.
Le sapeur-pompier volontaire a été «suspendu», a indiqué dans un communiqué le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne, qui a exprimé «sa plus vive consternation».
Selon Paul-Edouard Laurain, porte-parole du Sdis, «les pompiers sont pudiques» sur ce sujet: «il y a un sentiment de rejet et un peu de honte que ce soit l'un d'entre nous», qui était dans les rangs «depuis moins d'un an», a-t-il déclaré à l'AFP.
Mercredi matin, plusieurs gendarmes du département spécialisés en recherche criminelle étaient présents pour collecter des preuves, a constaté une journaliste de l'AFP.
Les habitants de la commune du Vaudoué, partiellement évacuée dimanche, ont pu regagner leurs maisons après l'annonce mardi soir par le préfet que les feux étaient «fixés» même si non totalement «éteints».
Mais des nuages de fumées et des odeurs de bois brûlés peuvent être perceptibles, indique la préfecture.
Mercredi, quelque 500 sapeurs-pompiers restaient à pied d'oeuvre dans le secteur de Noisy-sur-Ecole, et plus de 160 dans celui de la Faisanderie pour éviter les reprises de feu.
Si l'effectif au sol reste équivalent à celui de mardi, le dispositif aérien a été un peu allégé: trois Canadair, un Dash, deux hélicoptères bombardiers d'eau et un hélicoptère de commandement sont mobilisés.
Devant les députés, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a défendu mercredi la flotte aérienne disponible en France pour lutter contre les incendies. Il a estimé qu'elle figurait «parmi les plus performantes d'Europe» face aux critiques du RN et de LFI accusant les macronistes d'avoir annulé en 2024 la commande de deux Canadair.
En raison du sol tourbeux de la forêt, les pompiers vont devoir rester mobilisés plusieurs jours pour éviter les feux zombies.
«Un feu de tourbe peut se propager (dans le sol) pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines et ressurgir parfois à plus d'une centaine de mètres du feu initial», a alerté mardi le préfet Pierre Ory.