Vous avez trouvé une erreur?
Signaler maintenant
Le décret permet d'imposer des sanctions financières à tout groupe figurant sur la liste et de mettre sur liste noire les personnes qui leur sont associées (photo d’illustration).
KEYSTONE
La Hongrie a publié vendredi une liste nouvellement créée d'«organisations terroristes» où figure le mouvement «Antifa» se réclamant de l'antifascisme. Le président américain Donald Trump avait signé lundi un décret en ce sens, à la suite de l'assassinat du militant conservateur Charlie Kirk.
Suivant l'exemple américain, le gouvernement hongrois a publié un décret dans le journal officiel, ordonnant la création d'une liste nationale des groupes terroristes. Seules les organisations ne figurant pas sur les listes de sanctions de l'UE ou de l'ONU peuvent y être ajoutées, selon ses dispositions.
Le décret permet d'imposer des sanctions financières à tout groupe figurant sur la liste et de mettre sur liste noire les personnes qui leur sont associées, lesquelles peuvent être expulsées ou interdites d'entrée sur le territoire.
«Il faut dire que l'Antifa et ses sous-organisations affiliées sont des organisations terroristes», a déclaré vendredi le Premier ministre, Viktor Orban, l'allié le plus proche de M. Trump dans l'UE, lors de son interview hebdomadaire à la radio nationale.
«Et sans qu'ils aient encore commis de crimes, avant qu'ils n'en commettent, des mesures doivent être prises à leur encontre», a-t-il ajouté. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a également exigé que l'Union européenne «aligne ses mesures sur celles des Etats-Unis» concernant le mouvement «Antifa».
Le mouvement «Antifa», pour «antifasciste», s'apparente davantage à une mouvance qu'à un groupe organisé. C'est un terme généralement associé à une frange de l'extrême gauche, souvent évoqué par la droite et l'extrême droite à propos des violences dans les manifestations.
Après l'assassinat de Charlie Kirk le 10 septembre, et sans en connaître immédiatement le mobile, la droite trumpiste avait rapidement désigné la gauche américaine comme responsable du climat de violence politique qui règne dans le pays et parlé de «terrorisme intérieur» de gauche.