Vous avez trouvé une erreur?
Signaler maintenant
Novaïa Gazeta (Новая газета), l'un des rares médias indépendants en Russie, s'est souvent retrouvé dans le viseur des autorités en raison de ses enquêtes sur les violations des droits humains (archives).
AFP
Des perquisitions menées par des membres des forces de sécurité sont en cours jeudi dans les locaux du média indépendant russe Novaïa Gazeta à Moscou, a annoncé le journal sur les réseaux sociaux.
«Vers midi» (11h00 en Suisse), des agents «portant des masques sont entrés dans les locaux de la rédaction», a affirmé Novaïa Gazeta sur les réseaux sociaux.
«Nous ne connaissons pas la raison. Ils ne laissent pas entrer les avocats de la rédaction dans les locaux où se trouve également une partie des employés», a précisé ce média.
Un journaliste de l'AFP sur place a constaté que deux véhicules du Comité d'enquête russe, organe chargé de la plupart des enquêtes dans le pays, étaient garés dans la cour devant les bureaux.
Novaïa Gazeta, l'un des rares médias indépendants en Russie, s'est souvent retrouvé dans le viseur des autorités en raison de ses enquêtes sur les violations des droits humains.
L'engagement de ce média, notamment dans la couverture des violations des droits de l'homme en Tchétchénie, a coûté la vie à plusieurs de ses collaborateurs. Parmi eux: Anna Politkovskaïa, abattue en octobre 2006 dans le hall de son immeuble à Moscou.

La journaliste Anna Politkovskaïa, collaboratrice du journal, tuée en 2006 dans le hall de son immeuble moscovite (archives: ici en 2002, à New York).
AFP
Dmitri Mouratov, alors rédacteur en chef, a reçu le prix Nobel de la paix en 2021, récompensant ses «efforts dans la protection de la liberté d'expression» à la tête du journal.
Le journal, édité auparavant plusieurs fois par semaine, a cessé de paraître après l'introduction de la censure militaire au début de l'offensive russe à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022. Novaïa Gazeta continue cependant d'exister notamment sur internet.