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Chaque été, des millions de parents partagent sur les réseaux sociaux des photos de vacances (image d'illustration, archives).
KEYSTONE
Les clichés de vacances publiés sur les réseaux sociaux peuvent-ils être détournés à des fins criminelles ? Une association italienne de protection de l’enfance tire la sonnette d’alarme après avoir recensé, en juin 2026, plus de 22'000 images et 5'500 vidéos pédopornographiques impliquant des enfants de moins de 12 ans. Un rappel qui concerne aussi les familles suisses.
Chaque été, des millions de parents partagent sur les réseaux sociaux des photos de vacances : enfants en maillot de bain, châteaux de sable ou baignades à la plage. Des souvenirs en apparence anodins qui peuvent pourtant alimenter un marché criminel en pleine expansion.
En juin 2026, l’association italienne Meter affirme avoir recensé 54 liens, 22'249 photos et 5'513 vidéos de contenus pédopornographiques mettant en scène des enfants âgés de 0 à 12 ans. Des chiffres qui illustrent, selon l'organisation, l'ampleur de la diffusion de contenus illicites et le risque croissant d'exploitation des mineurs en ligne.
Si cette alerte provient d'Italie, elle concerne toutes les familles, quel que soit leur lieu de vacances.
Selon Don Fortunato Di Noto, fondateur de l'association Meter, cité par le média italien Leggo.it, cette habitude de publier des photos d'enfants sur les réseaux sociaux peut involontairement alimenter les réseaux criminels.
« Personne ne sait réellement où finissent ces images une fois qu'elles sont publiées », met-il en garde.
Créée en 1989, l'association Meter œuvre pour la protection des mineurs sur internet. Elle vient de publier un guide de bonnes pratiques destiné aux parents afin de limiter les risques d'exploitation des images de leurs enfants.
Pour Don Fortunato Di Noto, il est erroné de considérer internet comme un univers distinct du quotidien.
« Le virtuel, c'est la vie réelle », affirme-t-il. Selon lui, chaque publication sur un réseau social expose une partie de la vie privée, parfois sans que les utilisateurs en mesurent les conséquences.
Il rappelle que les prédateurs recherchent avant tout des images d'enfants, et non d'adultes, sur les plateformes sociales.
L'association souligne également que les progrès de l'intelligence artificielle facilitent désormais la manipulation des images.
Des photos d'enfants en maillot de bain ou jouant dans l'eau peuvent être modifiées numériquement afin de créer de faux contenus à caractère sexuel. Les visages restent authentiques tandis que les corps sont transformés avant d'être diffusés dans des réseaux criminels.
Don Fortunato Di Noto rappelle également qu'aucune publication en ligne n'est totalement privée.
Même lorsqu'une photo est partagée uniquement avec un cercle restreint d'amis, son auteur en perd le contrôle. Il cite notamment le cas d'une photographie publiée sur un compte Telegram qui, trois ans plus tard, s'est retrouvée intégrée à des contenus pédopornographiques diffusés par des inconnus.
Afin de réduire les risques, l'association Meter a publié un guide qui rassemble dix recommandations destinées aux familles. Parmi les principaux conseils figurent notamment :
éviter d'activer la géolocalisation sur les photos publiées ; demander une autorisation écrite avant de diffuser des images d'enfants prises dans des camps de vacances ou à l'école ; réfléchir aux conséquences à long terme avant toute publication.
« Avant de publier une photo, demandez-vous si vous souhaiteriez qu'elle soit toujours accessible dans quelques années », résume le fondateur de l'association.
Selon le rapport 2025 de Meter, cité par l'organisation, près de 785'000 images et 1,7 million de vidéos d'abus sur mineurs ont été recensées dans le monde. L'association affirme également que plus de 8'200 mineurs italiens auraient été victimes de deepnudes, des images générées ou modifiées par intelligence artificielle pour créer de faux contenus à caractère sexuel.
Parmi les victimes figureraient de nombreux enfants âgés de 8 à 12 ans, une tranche d'âge qui correspond également à celle des enfants le plus souvent photographiés en maillot de bain durant les vacances d'été.
Don Fortunato Di Noto appelle les parents à ne pas minimiser le problème.
En cas de découverte d'une image détournée ou d'un contenu suspect, il recommande de le signaler immédiatement aux autorités compétentes. Selon lui, cette démarche est essentielle non seulement pour protéger son propre enfant, mais aussi pour empêcher que d'autres mineurs ne soient victimes de ces réseaux criminels.
Notice sur l'IA: cet article a été traduit de l'italien à l'aide de l'IA et adapté par notre rédaction romande.