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Le service de médiation de l’armée a été contacté à 850 reprises depuis sa création, pour des conflits souvent liés au travail et à la hiérarchie. (archives).
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Le service de médiation de l'armée suisse a reçu 850 signalements en trois ans d'existence. Les cas signalés concernent notamment le surmenage, les conflits avec les supérieurs et les collègues, ainsi que la compatibilité entre le monde militaire et la vie civile.
Le Département fédéral de la défense (DDPS) a confirmé dimanche à Keystone-ATS ce nombre de signalements, après un article paru dans le SonntagsBlick. Le journal dominical précise que les annonces ont été particulièrement importantes au cours des dernières semaines.
Un cas sur quatre concerne des cas de mobbing, de harcèlement ou de discrimination, confirme également le DDPS. Des signalements de violence sexuelle ont également été enregistrés, mais leur nombre n'a pas augmenté.
Les services de la conseillère fédérale Viola Amherd ne confirment pas tous les chiffres en détail, car l'office de médiation n'établit pas de statistiques à ce sujet.
Concilier armée et vie professionnelle peut aussi poser problème. Le service de médiation cite un exemple dans le SonntagsBlick. Un commandant insiste pour qu'un militaire suive un cours de répétition alors que l'employeur civil exige un report. Le soldat se retrouve ainsi pris entre le marteau et l'enclume.
Par ailleurs, les signalements de violences sexuelles auprès du service de médiation n'ont pas augmenté depuis la parution à l'automne 2024 d'un rapport qui avait révélé des problèmes sur cette thématique, poursuit le DDPS. Le service de médiation est surpris par cette tendance stable.
Viola Amherd a mis en place le service de médiation en 2022 afin de désamorcer rapidement et simplement les situations conflictuelles.