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Signaler maintenantLa fin du conflit avec l’Iran semble se rapprocher. Pour la première fois, un projet d’accord a été dévoilé. À sa lecture, le texte ressemble surtout à un catalogue d’exigences iraniennes — au grand dam de Donald Trump.
C’est presque en passant que Donald Trump a évoqué, jeudi soir lors d’un meeting de campagne, un événement aux conséquences potentiellement considérables pour le monde entier. «Nous avons mis fin à la guerre avec l’Iran aujourd’hui», a-t-il lancé, vantant une nouvelle fois ce qu’il a qualifié de «formidable accord» en voie d’être conclu.
«Il n’y aura pas d’armes nucléaires», a poursuivi Donald Trump. Selon lui, l’accord est «pratiquement conclu». «Nous avons obtenu tout ce que nous voulions», a affirmé le président américain. Ce n’est toutefois pas la première fois qu’il annonce une issue imminente au conflit. Selon un décompte de la chaîne CNN, Donald Trump aurait déjà évoqué à quarante reprises la perspective d’une fin prochaine de la guerre.
Dans un premier temps, ces déclarations ont semblé n’être qu’une nouvelle fanfaronnade d’un président dont la politique étrangère paraît souvent manquer de consistance : Téhéran les a aussitôt démenties. Puis la situation a pris un autre tour. Les autorités iraniennes ont confirmé l’existence d’un plan en quatorze points appelé à servir de base aux négociations.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères s’est lui aussi montré optimiste. Il a toutefois de nouveau dénoncé la méthode de négociation des États-Unis, accusés de modifier constamment leurs positions et de rendre ainsi tout accord impossible.
Cette fois, un élément nouveau s’ajoute toutefois au dossier: jusqu’ici, le contenu des négociations était resté strictement confidentiel. Le plan iranien en 14 points a, lui, été publié par l’agence de presse Mehr. À sa lecture, il ressemble avant tout à un catalogue de revendications de la République islamique. L’agence précise néanmoins que le document doit encore être soumis à un examen final par les autorités compétentes.
À la lecture du document, rien ne laisse pourtant penser que les États-Unis aient obtenu «tout ce que nous voulions», comme l’affirme Donald Trump. Plus encore que le contenu des quatorze points, c’est ce qui n’y figure pas qui retient l’attention : aucune référence n’est faite à un arrêt du programme balistique iranien. Le réseau de milices sur lequel le régime s’appuie pour asseoir son influence dans la région n’est pas davantage évoqué.
À la place, Téhéran réclame un «arrêt permanent et immédiat des combats sur tous les fronts», «y compris au Liban» — une exigence qui risque de déplaire tout particulièrement à Israël, allié des États-Unis. La levée du blocus maritime américain figure également parmi les demandes iraniennes. En échange, Téhéran se dit prêt à garantir l’ouverture du détroit d’Ormuz, mais uniquement «selon les conditions iraniennes».
Le projet prévoit également que les États-Unis et leurs alliés participent à la reconstruction du pays, notamment par la mise en œuvre d’un programme de relance et l’octroi d’au moins 300 milliards de dollars d’aide. Téhéran exige en outre le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés, dont la moitié devrait être versée immédiatement.
De son côté, l’Iran réaffirme son intention de renoncer aux armes nucléaires. Une telle décision aurait, selon Téhéran, de toute façon été envisagée indépendamment de l’intervention américaine. Des négociations concrètes sur ce point seraient toutefois prévues ultérieurement. Pour les États-Unis et Israël, en revanche, l’abandon du programme nucléaire iranien demeure le cœur du différend.
Donald Trump s’est dit irrité par les reportages des médias consacrés au plan iranien en 14 points. Le président a contesté l’idée selon laquelle le texte comporterait de telles concessions en faveur de la République islamique.
Ces informations, véhiculées selon lui par les «médias diffusant des fausses nouvelles», ne correspondraient pas à un accord écrit conclu avec Téhéran, a-t-il écrit sur Truth Social. Il a qualifié les dirigeants iraniens de «personnes très malhonnêtes» et les a exhortés à «se ressaisir rapidement».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a pour sa part écrit sur X qu’un accord était « plus proche que jamais ». Il a ajouté que les médias devraient s’abstenir de toute spéculation. Donald Trump a ensuite publié sur Truth Social une capture d’écran de ce message.
Le Pakistan a entre-temps confirmé qu’un accord avait été trouvé. «Le Pakistan travaille désormais en étroite collaboration avec les deux parties pour finaliser les prochaines étapes», a écrit le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif sur X. «La paix n’a jamais été aussi tangible qu’aujourd’hui.»
Selon le rapport de Mehr, des négociations de deux mois sont prévues «afin de parvenir à un accord sur les questions nucléaires et à la levée complète des sanctions américaines». Donald Trump, lui, avait laissé entendre qu’un accord pourrait intervenir beaucoup plus rapidement. Une signature serait envisageable dès ce week-end — «probablement en Europe».
Selon le site d’information «Axios», le vice-président J. D. Vance serait sur le point de se rendre à Genève. En cas d’accord, il signerait le texte à la place de Donald Trump. Le président, lui, ne serait pas disponible ce week-end en raison des célébrations de son 80e anniversaire.
Notice sur l’IA : cet article a été traduit de l’allemand à l’aide de l’intelligence artificielle, puis adapté par la rédaction romande.