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Kim Kardashian traumatisée

Procès ulta-médiatique : ce qu'on reproche aux 10 «papys braqueurs»

03:56

Kim Kardashian et les "papys braqueurs": le procès d'une affaire retentissante

Près d'une décennie après le spectaculaire braquage de Kim Kardashian dans un hôtel de luxe parisien, dix personnes vont comparaître à partir du 28 avril devant la Cour d'assises de Paris.

Ils sont accusés d'avoir séquestré Kim Kardashian, fait le pied de grue devant son discret hôtel, donné de précieuses informations sur son agenda ou revendu le butin... Voici le profil des «truands à l'ancienne» soupçonnés d'être derrière le spectaculaire braquage de la star américaine en 2016.

Rédaction blue News
Keystone-SDA

Rédaction blue News, Keystone-SDA

28.04.2025, 07:46•28.04.2025, 08:53

Sur les 12 hommes renvoyés devant la cour d'assises de Paris, seuls dix seront finalement jugés à partir de lundi: l'un des accusés est décédé et le cas d'un autre sera disjoint pour raisons de santé.

Aomar Aït Khedache, dit Omar le vieux, 68 ans

C'est son ADN que les enquêteurs découvrent en premier sur le scotch et les liens de serrage qui ont servi à ligoter Kim Kardashian, et c'est par lui qu'ils remontent la piste de ses complices présumés.

Il était à l'époque en cavale pour éviter de purger une condamnation, et bien connu de la police comme beaucoup de ses coaccusés. Il a reconnu avoir participé au braquage la nuit du 2 au 3 octobre 2016, mais assure qu'il n'en était pas l'organisateur, contrairement à ce que pensent les enquêteurs.

Arrivé sur place à vélo avec deux de ses complices, il est l'un des deux hommes à être entré vers 03H00 du matin dans la chambre d'hôtel de Kim Kardashian pour réclamer, arme au poing, le «ring», sa bague de fiançailles à 3,5 millions d'euros. Le deuxième homme – qu'il ne nomme pas – était d'après lui le véritable «commanditaire».

Aujourd'hui, il souffre de lourds problèmes auditifs et ne peut plus s'exprimer que par écrit. La cour travaille à un dispositif spécial (via l'intelligence artificielle ou une retranscription plus classique) pour lui permettre de participer aux débats.

Yunice Abbas, guetteur, 71 ans

Il a écrit un livre intitulé «J'ai séquestré Kim Kardashian» mais ne l'a a priori jamais rencontrée: Yunice Abbas a reconnu avoir été l'un des guetteurs, resté dans le hall d'entrée de l'hôtel pendant que ses complices montaient à l'étage, guidés par le veilleur de nuit menotté.

Arrivé et reparti à vélo, il fait dit-il «un soleil» (filmé par la vidéosurveillance de la ville) quand la bretelle du sac bourré de bijoux se coince dans les rayons de sa roue. Son butin se répand sur la chaussée, il le récupère à la hâte en oubliant un pendentif serti de diamants, ramassé le lendemain par une passante. Ce sera le seul bijou jamais retrouvé.

Didier Dubreucq, dit «Yeux bleus», 69 ans

Cet ami d'Aomar Aït Khedache au casier judiciaire tout aussi chargé est, selon les enquêteurs, le troisième homme arrivé à vélo, et possiblement celui qui l'a accompagné dans la chambre de Kim Kardashian. Il conteste tout.

Les deux autres membres de l'équipe (cinq hommes sur place au total) sont eux arrivés à pied. Il s'agit selon les enquêteurs (eux nient) du doyen Pierre Bouianere, dit Pierrot (80 ans) dont le cas sera disjoint car il n'est pas apte à être jugé, et de Marc-Alexandre Boyer (35 ans). Le père de ce dernier, un proche des principaux mis en cause, sera aussi jugé mais pour un délit connexe.

François Delaporte, 62 ans, proche de plusieurs accusés et un temps identifié par les enquêteurs comme l'un des guetteurs, a finalement été mis hors de cause pour le braquage mais sera tout de même jugé pour une affaire connexe.

Harminy Aït Khedache, fils et chauffeur, 37 ans

Le fils d'Omar le vieux a reconnu avoir déposé son père et deux complices non loin de l'hôtel de Kim Kardashian – ils ont fini le trajet à vélo – puis attendu, et récupéré son père et un deuxième homme.

Chauffeur VTC, il conduisait souvent son père qui n'avait pas le permis. Mais ne posait pas de questions, soutiendra-t-il, assurant n'avoir jamais été au courant du projet.

Christiane Glotin, dite Cathy, intermédiaire, 78 ans

Après des années de relation sentimentale compliquée avec Aomar Aït Khedache, Christiane Glotin l'hébergeait encore régulièrement à l'époque et lui rendait des «services», par exemple en faisant l'intermédiaire pour fixer les rendez-vous avec des complices selon l'accusation.

Quand elle faisait référence pendant ces coups de fil à «ma copine», c'était bien d'Aomar Aït Khedache qu'il s'agissait, reconnaîtra-t-elle. Pour le reste, elle non plus ne posait pas de questions. Pas au courant du braquage donc, ni de ce qu'il allait faire en Belgique quand elle l'a accompagné quelques semaines après: revendre les bijoux de Kim Kardashian selon les enquêteurs.

Les informateurs

Le premier, Gary Madar, 35 ans, est le frère du chauffeur qu'employaient depuis plusieurs années à Paris Kim Kardashian et son mari d'alors, le rappeur Kanye West.

Pendant le séjour de Kim Kardashian, Gary Madar a posé plusieurs questions par message à son frère pour connaître l'emploi du temps de la star.

Il était un client régulier du bar de Florus Heroui, 52 ans, comme plusieurs des mis en cause dans le dossier. Pour les enquêteurs, Gary Madar a transmis les informations sur Kim Kardashian au barman, qui les a lui-même transmises aux braqueurs. Tous deux nient catégoriquement.

Marceau Baum-Gertner, alias «Nez râpé», décédé

Il était, selon les enquêteurs, celui chargé de revendre les neuf millions d'euros de bijoux volés en Belgique, où il a effectué près d'une dizaine d'allers-retours dans les semaines suivant le braquage.

Il a toujours contesté les faits, admettant juste être allé à Anvers (plaque tournante du commerce de diamants) avec Aomar Aït Khedache qui voulait vendre de l'or fondu, mais sans en connaître la provenance. Il est décédé en mars 2025 à l'âge de 72 ans et ne sera donc pas jugé.

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