Votations – TIRejet du projet d'aménagement de la gare de Locarno... pour 102 voix
ATS
15.6.2025 - 14:36
Les Tessinois ont rejeté dimanche l'aménagement du nœud intermodal de la gare de Locarno à 102 voix près, sur plus de 67'000 votants. Ils ont aussi dit non, plus clairement, à une initiative syndicale pour des soins socio-sanitaires et des prestations socio-éducatives de qualité.
Le projet de nouvelle gare à Locarno a été rejeté à une centaine de voix près seulement.
ATS
Keystone-SDA
15.06.2025, 14:36
15.06.2025, 15:41
ATS
Avec une participation de 31,33%, le projet de la gare de Locarno a été rejeté par 33'793 non contre 33'621 oui, soit 50,12% de non.
Les votants n'ont pas voulu des dépenses d'un montant total de 16 millions de francs pour le réaménagement devant permettre de changer facilement et rapidement de modes de transport (train, bus, tram, etc.). Le canton du Tessin ne devait y participer qu'à hauteur de sept millions de francs, le reste devant être pris en charge par la Confédération et les communes concernées.
Le projet prévoyait d'aménager l'esplanade de la gare de manière à ce qu'elle soit réservée aux piétons, aux cyclistes et aux lignes de bus. Il était aussi prévu d'aménager un terminal de bus, d'agrandir et de réaménager les parkings à vélos, de réorganiser le trafic routier et de prévoir des places de stationnement de courte durée pour les voitures.
Les opposants ont surtout craint que le boulevard descendant jusqu'au lac, qui traverse un «quartier vivant et touristique», ne soit «étouffé» par le réaménagement. La réduction du trafic prévue était jugée «irréaliste» par les opposants.
Initiative sur les soins
Quant à l'initiative sur les soins, avec une participation de 31%, elle a été rejetée par 37'860 non contre 30'329 oui, soit près de 54,5%. Lancée en 2022 - à la fin de la pandémie de Covid-19 - par le syndicat SSP Ticino et l'Association syndicale du personnel socio-sanitaire et socio-éducatif, elle visait une nouvelle loi qui fixe des conditions cadres pour les hôpitaux, les services de secours, les maisons de retraite, les services de soins à domicile et autres.
Le gouvernement et le Parlement estiment que la proposition ne tient pas suffisamment compte des spécificités des secteurs concernés. De nombreux points sont déjà couverts par des réglementations spécifiques au secteur, selon eux. Les opposants ont en outre craint une augmentation de la bureaucratie.