10.07.2015 - 10:54, mise à jour : 11.07.2015 - 09:45, Cédric Delage / AllTheContent News Agency

Les crèmes solaires dégradent les récifs coralliens

Les crèmes solaires dégradent les récifs coralliens

La crème solaire est nocive pour les récifs coralliens.
Photo: AllTheContent / Toby Hudson / Wiki Commons

 

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Le choix d'une crème solaire est un rite estival... Si chacun se préoccupe de son indice de protection ou encore de son parfum, peu d'entre nous pensent à son impact sur l'environnement.

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Pourtant, certains de ses composés chimiques sont néfastes pour les océans. C'est pourquoi Green Cross France et Territoires, association de défense de l'environnement, et l'ARVAM (Agence pour la recherche et la valorisation marines) tentent d'attirer l'attention du grand public.

Des milliers de tonnes déversées chaque année dans l'océan

Les deux organisations collaborent depuis 2014 afin de mieux comprendre les menaces qui pèsent sur les récifs coralliens, dont les trois quarts sont menacés de disparition dans le monde.

Autour de l'île de la Réunion, l'ARVAM a démontré les conséquences néfastes des nanoparticules présentes dans les crèmes sur la santé des coraux et des humains.

"On y retrouve des noyaux aromatiques, comme le Benzophenone-2, chimiquement intrusifs pour le corail et mauvais pour la santé", affirme Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires.

Or, ce composé est de plus en plus utilisé pour rendre les crèmes solaires transparentes.

Chaque année, entre 4'000 et 6'000 tonnes de crème se répandent dans l'océan. Il faut dire qu'une baignade de vingt minutes laisse s'échapper un quart de la crème étalée sur le corps. C'est pourquoi les deux associations dénoncent l'utilisation de crèmes synthétiques, et encouragent la création de plages "sun cream free", comme au Mexique, où il est parfois interdit de se baigner avec la peau badigeonnée de crème.

Deux solutions pour adopter un comportement respectueux de l'environnement

La première est radicale et évidente. Il s'agit de fortement diminuer sa consommation de crème en ne s'exposant pas au soleil aux heures les plus chaudes, ou alors en conservant ses vêtements, qui restent le meilleur rempart contre les UV.

Difficile pourtant de renoncer à lézarder sur la plage et à se baigner. C'est pourquoi ces deux associations encouragent les utilisateurs à privilégier les crèmes naturelles, dites "minérales", composées essentiellement d'huiles végétales. Transparentes et protectrices des différents types d'UV, elles sont devenues aussi efficaces que les crèmes synthétiques grâce aux progrès de la recherche. Leur marché, qui représentait déjà près de 616 millions de francs suisses en 2014 selon l'ARVAM, est en plein essor.

Deux labels européens concernent les fabricants de cosmétiques écologiques: Cosmébio, français, certifie un minimum de 95% d'ingrédients naturels dans les produits et BDIH, allemand, assure l'absence de colorants et substances synthétiques ou de produits dérivés du pétrole. Leur coût reste toutefois 50% plus élevé à qualité comparable.

Soit grosso modo le prix de deux ou trois boules de glace...

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