«Quel périple!»Les astronautes d'Artémis sont de retour sur Terre
ATS
11.4.2026 - 02:14
Les quatre astronautes américains et canadien de la mission Artémis II ont amerri vendredi soir comme prévu au large de la Californie, couronnant une mission-test autour de la Lune parfaitement exécutée par la Nasa un demi-siècle après Apollo.
Les astronautes d'Artémis II amerrissent dans le Pacifique
Les quatre astronautes américains et canadien de la mission Artémis II ont amerri vendredi soir comme prévu au large de la Californie, couronnant une mission-test autour de la Lune parfaitement exécutée par la Nasa un demi-siècle après Apollo.
11.04.2026
Keystone-SDA
11.04.2026, 02:14
11.04.2026, 09:36
ATS
«Quel périple!», a lancé l'Américain. Tous les membres de l'équipage vont bien, s'est-il empressé d'ajouter.
Partis le 1er avril de Floride, les Américains Reid Wiseman, Christina Koch et Victor Glover, et le Canadien Jeremy Hansen se sont aventurés plus loin dans l'espace qu'aucun humain avant eux. Ils rapportent des centaines de gigaoctets de données du premier périple lunaire depuis la dernière mission Apollo en 1972.
«Je ne pourrais être plus fier!»
Donald Trump
Président des Etats-Unis
En direct sur plusieurs plateformes, ils sont passés derrière la Lune lundi dernier, immortalisant en haute définition la Terre se couchant derrière une Lune majestueuse, oscillant entre les teintes grises et brunes.
Après une descente l'ayant amené à dépasser les 39.000 km/h, leur vaisseau Orion a réussi à amerrir à moins de 2 km de l'endroit prévu, ralentie par d'immenses parachutes, à 17h07 locales (02h07 en Suisse samedi), à la minute près anticipée par l'agence spatiale américaine.
Welcome home Reid, Victor, Christina, and Jeremy! 🫶
The Artemis II astronauts have splashed down at 8:07pm ET (0007 UTC April 11), bringing their historic 10-day mission around the Moon to an end. pic.twitter.com/1yjAgHEOYl
Immense soulagement pour les familles des astronautes, ce retour sain et sauf fournit à la Nasa un succès incontestable après des dizaines de milliards de dollars, des années de retard et beaucoup de doutes sur l'intérêt de relancer l'exploration lunaire.
Les hauts responsables de l'agence spatiale ont célébré sans réserve, lors d'une conférence de presse tardive à Houston, l'accomplissement de la mission, «la plus importante que nous ayons menée depuis des décennies», selon Amit Kshatriya, administrateur adjoint de la Nasa. «C'est sans aucun doute un tournant décisif pour nous tous», a-t-il exulté.
«Que le début»
«Ce n'est que le début», a promis le chef de la Nasa nommé par Donald Trump, Jared Isaacman, à bord du navire de la Marine américaine sur lequel les astronautes ont été ramenés, tout sourire et encore vêtus de leurs combinaisons orange.
Et d'ajouter: «nous allons continuer à faire cela avec fréquence, jusqu'à ce qu'on atterrisse sur la Lune en 2028 pour y construire une base».
Après une descente l'ayant amené à dépasser les 39.000 km/h, leur vaisseau Orion a réussi à amerrir à moins de 2 km de l'endroit prévu,
AFP
«Je ne pourrais être plus fier!», a assuré le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social, tandis que le Premier ministre canadien Mark Carney a salué sur X la réalisation d'un «exploit historique».
Le bouclier thermique d'Orion, qui donnait des sueurs froides à la Nasa après que des morceaux s'étaient détachés lors d'un test à vide en 2022, a apparemment résisté aux 2.700°C générés lors de l'épreuve de la rentrée atmosphérique.
Objectif 2028
Autant d'inquiétudes balayées par cet amerrissage tout en contrôle, qui conclut environ dix jours d'une «mission parfaite» selon les mots du patron de la Nasa.
Ce vol visait à s'assurer que la nouvelle fusée lunaire SLS et son vaisseau Orion étaient prêts pour assurer un retour des Américains sur la surface lunaire.
Artemis
L’amerrissage, survenu en pleine nuit en Europe, a été largement suivi aux États-Unis et retransmis en direct dans de nombreuses salles. Ici, au San Diego Air and Space Museum, en Californie.
Photo: AFP
L’astronaute américaine Christina Koch, à bord de l’USS John P. Murtha, juste après l’amerrissage de leur capsule Orion dans l’océan Pacifique.
Photo: Getty Images via AFP
La capsule Orion avec les astronautes d'Artemis II a bien amerri dans l'océan Pacifique près de la Côte californienne.
Photo: Getty Images via AFP
Artemis
L’amerrissage, survenu en pleine nuit en Europe, a été largement suivi aux États-Unis et retransmis en direct dans de nombreuses salles. Ici, au San Diego Air and Space Museum, en Californie.
Photo: AFP
L’astronaute américaine Christina Koch, à bord de l’USS John P. Murtha, juste après l’amerrissage de leur capsule Orion dans l’océan Pacifique.
Photo: Getty Images via AFP
La capsule Orion avec les astronautes d'Artemis II a bien amerri dans l'océan Pacifique près de la Côte californienne.
Photo: Getty Images via AFP
La Nasa prévoit une nouvelle mission en 2027 qui ne s'aventurera pas jusqu'à la Lune, avant d'envoyer des astronautes sur la surface lunaire en 2028 lors de la 4e mission Artémis, durant la dernière année du mandat de Donald Trump... et théoriquement avant la Chine, qui prévoit d'envoyer ses taïkonautes sur la Lune en 2030.
Congratulations to @NASA and partners on the successful #ArtemisII mission! Proud that 🇨🇭 Switzerland’s research and innovation ecosystem, through @esa, contributed its expertise and cutting‑edge technology to this important step toward returning to the Moon. 🌕🚀 pic.twitter.com/od8X8HWOEP
En attendant, l'agence spatiale américaine souhaite à travers Artémis relancer l'intérêt des Américains pour le domaine spatial.
Mais les experts doutent que les alunisseurs, développés par les entreprises des milliardaires américains Elon Musk et Jeff Bezos, soient prêts à temps.
Cette mission «quasi-parfaite» est «la preuve que quand les Etats-Unis se concentrent vraiment sur un objectif, ils peuvent encore accomplir de grandes choses», salue auprès de l'AFP Clayton Swope du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS), habituellement sceptique des avancées d'Artémis.
«J'avoue avoir eu des doutes quant au programme Artémis, mais je crois davantage maintenant à la suite», abonde Derek Buzasi, professeur d'astronomie et d'astrophysique à l'Université de Chicago. Cette suite continuera à se faire avec les partenaires étrangers, a redit le chef de la Nasa vendredi soir.
Si un Japonais puis un Allemand étaient censés voyager à bord de futures missions Artémis, cet engagement a néanmoins été remis en question par un récent bouleversement des plans de la Nasa. L'Agence spatiale européenne a reconnu devoir négocier pour maintenir les places de ses astronautes dans les futures missions Artémis.
Guy Parmelin félicite la NASA et ses partenaires
Le président de la Confédération Guy Parmelin a félicité l'agence spatiale américaine NASA et ses partenaires pour le succès de la mission Artemis II.
«M. Parmelin s'est montré fier de la contribution de la Suisse. Par l'intermédiaire de l'Agence spatiale européenne (ESA), le secteur suisse de la recherche et de l'innovation a apporté son expertise et ses technologies de pointe à cette étape importante sur la voie du retour sur la Lune, a écrit le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche dans la nuit de vendredi à samedi sur la plateforme X.
Des entreprises suisses ont fourni des composants pour le module de service de l’ESA: les moteurs de propulsion servant à orienter les panneaux solaires ainsi que la structure secondaire proviennent de Beyond Gravity, à Emmen (LU). Apco Technologies, à Aigle (VD), a également fourni des équipements mécaniques au sol qui ont soutenu le module de service pendant sa construction et son transport, ainsi que la plate-forme rotative pour le montage du module.
Archives sur la mission Artémis 2
Artemis II : le grand retour de l'Homme vers la Lune
Cette nuit, Artemis II a décollé avec quatre astronautes à bord. Objectif, déroulement du vol et prochaines étapes : voici l’essentiel sur cette mission historique.