Nouvelles découvertes pour les archéologues suisses en Grèce

gsi, ats

27.8.2021 - 16:28

L'Ecole suisse d'archéologie en Grèce (ESAG) a fait plusieurs découvertes jugées «extraordinaires» lors de sa campagne de fouilles cet été sur l'île d'Eubée. Deux temples successifs et un dépôt d'offrandes ont été trouvés sur le sanctuaire d'Artémis «Amarysia».

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27.8.2021 - 16:28

L'Ecole suisse d'archéologie en Grèce a fait plusieurs découvertes spectaculaires cet été sur l'Ile d'Eubée.
ATS

Les archéologues de l'ESAG, basée à l'Université de Lausanne, et leurs collègues grecs ont mis au jour un temple qui fut en fonction et reconstruit pendant plusieurs siècles, annoncent-ils vendredi dans un communiqué. Constuit vers 650 av. J.-C., le premier temple a été détruit plusieurs décennies plus tard, puis reconstruit, de manière plus monumentale, vers 500 av. J.-C.

Un dépôt d'offrandes contenant plus de 600 objets a aussi été déniché, confirmant l'importance de ce lieu de culte. Parmi les objets découverts se trouvent des récipients en terre cuite et en bronze, des figurines peintes en terre cuite, des bijoux en or, argent, faïence, verre et pierres semi-précieuses ou des sceaux en forme de scarabées. Des armes ont aussi été retrouvées, dont un casque et un bouclier.

«Plusieurs structures dans l'enceinte du sanctuaire attestent d'une très longue occupation du site», poursuit le communiqué. Les premiers vestiges datent de 3000 ans avant J.-C.

Le sanctuaire d'Artémis «Amarysia» bénéficiait d'un portique monumental, dégagé ces dernières années. Deux autels en relation avec les temples successifs ont désormais été mis au jour. Ils permettaient de sacrifier des animaux et de les offrir à la déesse par incinération. Les habitants de la cité d'Erétrie espéraient de cette manière s’attirer la bienveillance d’Artémis.

Fouilles jusqu'en 2025

Selon des sources antiques, ce sanctuaire était réputé. Chaque printemps, une fête était y était donnée avec 3000 guerriers en armes, 600 cavaliers et 60 chars qui parcouraient en procession les 12 kilomètres séparant la ville d'Erétrie du sanctuaire. La fête attirait des citoyens des cités d'Eubée, mais aussi des représentants d'autres cités grecques.

La majorité des sanctuaires grecs ont été fouillés au cours du 19e et du 20e siècle avec les moyens de l'époque. «Le sanctuaire d'Artémis est un cas exceptionnel, car il fait l'objet de fouilles extensives qui s'appuient sur des technologies de pointe», poursuit l'ESAG.

Les campagnes de recherche sur ce site dureront jusqu'en 2025. Elles sont financées par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), le Secrétariat d'Etat à la formation, la recherche et l'innovation (SEFRI) et des fonds privés.

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